Quatorze étudiants et chercheurs originaires de Gaza ont obtenu une bourse pour poursuivre des études et des travaux de recherche en Belgique, mais leur venue reste suspendue en raison d’un blocage au niveau politique. Parmi eux figure un chercheur en informatique particulièrement attendu depuis deux ans par ULiège, qui voit son accueil reporté faute d’une décision claire au sommet de l’État.
Les responsables de la sélection ont précisé que le choix des établissements d’accueil avait été encadré par des critères de sécurité: « On a exclu toutes les universités qui pouvaient être trop proches du Hamas », ont-ils déclaré, expliquant que certains établissements potentiels ont été écartés pour limiter les risques perçus. Malgré l’octroi des bourses, le gouvernement belge ne parvient pas à s’accorder sur les modalités de rapatriement et d’entrée sur le territoire des bénéficiaires.
Ce blocage administratif et politique a des conséquences immédiates pour les intéressés et leurs institutions d’accueil. Les candidats voient leurs parcours académiques retardés, et les laboratoires ou départements qui avaient planifié des collaborations doivent repousser ou réorganiser des projets. Pour l’université liée au chercheur en informatique, l’attente de deux ans illustre la fragilité des partenariats internationaux quand ils butent sur des questions de sécurité et de politique migratoire.
Au-delà des cas individuels, cette situation soulève des enjeux plus larges pour l’enseignement supérieur: comment concilier l’accueil d’étudiants et chercheurs en détresse avec des exigences de sûreté nationale ? Les praticiens de l’université et les organisations impliquées insistent sur la nécessité d’une procédure transparente et rapide pour éviter que des parcours scientifiques prometteurs ne soient compromis par des délais administratifs prolongés.
Pour l’heure, l’arrivée des quatorze boursiers reste suspendue à une décision politique qui tarde à se dessiner. Les universités concernées et les porteurs de la bourse appellent à une clarification des responsabilités et des étapes à suivre afin que les bénéficiaires puissent, dès que possible, rejoindre leurs lieux d’étude et de recherche.




