Patrons restent inquiets : lors des échanges tenus à REF 2026, de nombreux chefs d’entreprise ont exprimé une insatisfaction générale face aux propositions des prétendants à la présidentielle. Les débats ont confirmé que trois sujets dominent les préoccupations des milieux économiques : les retraites, la dette publique et la fiscalité pesant sur les entreprises.
Sur la question des retraites, les dirigeants ont souligné le besoin d’une trajectoire claire sur le financement et la soutenabilité du système plutôt que de propositions générales. La dette publique est perçue comme un facteur d’incertitude pour l’accès aux financements et les marges de manœuvre budgétaires ; ce diagnostic a dominé plusieurs interventions du forum. Enfin, la fiscalité des entreprises revient régulièrement dans les échanges comme un élément déterminant pour la compétitivité et les décisions d’investissement.
Les représentants du monde économique ont pointé l’absence, selon eux, de chiffrage et de calendrier précis dans les plans présentés par certains candidats, ainsi que le manque de mesures d’accompagnement destinées aux secteurs les plus exposés. Les intervenants ont demandé davantage de détails opérationnels et une confrontation des propositions avec les contraintes budgétaires identifiées, appelant à des réponses qui permettent d’évaluer l’impact réel sur l’emploi et l’investissement.
À moins d’un an du prochain rendez‑vous électoral, ces constats font peser une exigence de clarté supplémentaire sur le débat public : dirigeants, candidats et autorités devront préciser leurs scénarios pour réduire l’incertitude. Le thème de la présidentielle continuera d’être scruté par les acteurs économiques, qui attendent des propositions lisibles et mobilisables pour préparer leurs décisions stratégiques.




