Un tribunal du Sri Lanka a condamné à mort vendredi l’ancien chef de la police Pujith Jayasundara, reconnu coupable de ne pas avoir empêché les attentats islamistes du dimanche de Pâques 2019. Ces attaques, qui avaient causé la mort de 279 personnes, dont 45 étrangers, avaient frappé plusieurs sites dans le pays et provoqué une onde de choc nationale. La peine capitale prononcée par le tribunal intervient après un long processus judiciaire consacré à établir les responsabilités pour l’une des tragédies les plus meurtrières de l’histoire récente du Sri Lanka.
Les faits en question concernent les attentats du dimanche de Pâques 2019, une série d’explosions coordonnées survenues ce jour-là et ayant affecté des lieux de culte et des zones touristiques. L’ampleur des pertes humaines et l’impact international — du fait des victimes étrangères — avaient suscité une intense mobilisation des autorités et des enquêtes approfondies. Les procédures postérieures ont visé à déterminer si des manquements des responsables de la sécurité avaient contribué à l’incapacité d’empêcher les attaques.
Au cours du procès, les magistrats ont retenu que l’ancien chef de la police n’avait pas pris les mesures nécessaires pour contrer la menace identifiée avant les attentats, conclusion qui a motivé la condamnation pour négligence grave dans l’exercice de ses fonctions. La décision du tribunal met en lumière la manière dont la justice traite désormais la responsabilité des hauts responsables en matière de sécurité publique. Les audiences ont également permis d’examiner les enchaînements administratifs et opérationnels ayant précédé les explosions, dans le but d’établir une chaîne de responsabilité claire.
Pour les familles des victimes et la société sri-lankaise, ce verdict représente une étape judiciaire importante dans la recherche de réponses et de responsabilité. À l’échelle nationale et internationale, le dossier des attentats de 2019 reste un révélateur des défis auxquels sont confrontés les États pour prévenir le terrorisme et améliorer la coordination des services de renseignement et de sécurité. La condamnation de l’ex-chef de la police relance le débat sur les réformes institutionnelles nécessaires pour renforcer la prévention et la protection des populations.




