Les rebelles houthis ont démenti vouloir instaurer des droits de passage pour les navires traversant Bab el-Mandeb, a-t-on appris samedi, en réaction à des propos attribués à un ministre yéménite. Le mouvement, souvent présenté comme soutenu par l’Iran, a rejeté l’idée d’une taxation du trafic maritime dans ce point de passage stratégique reliant la mer Rouge au golfe d’Aden.
Le détroit de Bab el-Mandeb occupe une place clé dans les routes commerciales internationales en permettant l’accès à la mer Rouge et, plus loin, au canal de Suez. Toute annonce susceptible d’affecter la libre circulation des navires suscite de l’attention de la communauté commerciale et des autorités maritimes, compte tenu des volumes de cargaisons qui y transitent chaque jour et de l’impact potentiel sur les délais et les coûts du transport.
La clarification des Houthis intervient dans un contexte régional déjà marqué par des tensions liées au conflit yéménite et aux rivalités d’influence dans la région. La mention d’un possible prélèvement sur le passage maritime avait alimenté des inquiétudes sur une éventuelle hausse des risques pour la navigation et sur les répercussions politiques d’une telle décision. Les acteurs du secteur maritime et les États riverains suivent de près toute évolution, d’autant que les enjeux de sécurité en mer et de liberté de navigation sont régulièrement évoqués par les autorités internationales.
Ce démenti ne clôt toutefois pas le sujet: la situation reste susceptible d’évoluer et les opérateurs comme les autorités diplomatiques continueront de surveiller les déclarations et les gestes concrets pouvant affecter le trafic dans la zone. La stabilité du passage de Bab el-Mandeb demeure un élément déterminant pour le commerce international et un indicateur sensible des tensions régionales entre différentes parties prenantes.






