AccueilSantéCette mère de deux enfants est la première au Royaume-Uni à recevoir...

Cette mère de deux enfants est la première au Royaume-Uni à recevoir ce nouveau traitement du diabète

À 36 ans, Hannah Robinson, dentiste et mère de deux enfants,
vient d’entrer dans l’histoire médicale britannique. Elle est la
première adulte au Royaume-Uni à recevoir le
teplizumab, une immunothérapie capable de retarder
l’évolution du diabète de type 1. Ce nouveau
médicament, déjà autorisé aux Etats-Unis, vise à repousser de
plusieurs années le moment où les personnes à risque devront
commencer l’insuline. Comme l’a raconté le quotidien britannique
The Independent, le cas de cette jeune femme illustre un changement
majeur : intervenir avant même l’apparition des symptômes.

La promesse reste encadrée : les essais cliniques suggèrent un
gain médian d’environ trois ans avant l’entrée dans le diabète de
type 1 insulinodépendant, sans parler de guérison. « Pour moi, ce
nouveau médicament offre plus de liberté et la possibilité de me
concentrer sur ma santé avant que je doive commencer à penser
différemment et à gérer la vie comme quelqu’un ayant besoin
d’insuline au quotidien », confie Hannah Robinson. Tout l’enjeu
tient au timing : le teplizumab ne fonctionne qu’au tout début du
processus, quand la plupart des personnes ignorent encore qu’elles
sont concernées.

Teplizumab : comment ce traitement agit sur le diabète de type
1

Le teplizumab, aussi appelé Tzield, est un anticorps monoclonal
anti-CD3 qui modère l’attaque auto-immune dirigée contre le
pancréas. Il vise à ralentir la destruction des cellules bêta qui
produisent l’insuline. Dans un essai publié dans la revue médicale
New England Journal of Medicine, le délai médian avant le
diagnostic clinique de diabète de type 1 a presque doublé, passant
d’environ 24 à 48 mois avec teplizumab. Approuvé par l’agence
britannique du médicament MHRA le 14 août 2025, ce traitement se
donne par perfusion intraveineuse quotidienne pendant 14 jours à
l’hôpital, chez des personnes au stade 2 avec auto-anticorps et
glycémie déjà un peu élevée mais sans symptômes, avant le stade
3.

Hannah Robinson, une mère de deux enfants au cœur de ce
tournant

Pour Hannah Robinson, tout a commencé par des anomalies de
glycémie repérées pendant sa grossesse. Des analyses ont détecté
des auto-anticorps du diabète de type 1, signes que le système
immunitaire avait déjà lancé l’offensive. Suivie au Royal Devon
University Healthcare NHS Foundation Trust, elle a intégré un
protocole de teplizumab alors qu’elle se sentait encore en bonne
santé. « Ce traitement pourrait potentiellement ouvrir la voie à une
future guérison du diabète de type 1, ce qui est incroyable. Je me
sens très chanceuse d’en faire partie », dit-elle.

Pour le diabétologue Nick Thomas, consultant et maître de
conférences à l’Université d’Exeter, il s’agit du premier
traitement ciblé administré assez tôt pour agir sur le processus
immunitaire et ralentir le recours à l’insuline. « Ce nouveau
traitement représente un changement vraiment enthousiasmant dans la
façon dont nous prenons en charge le diabète de type 1. Environ la
moitié de tous les cas de diabète de type 1 se déclarent à l’âge
adulte, et Hannah sera la première adulte au Royaume-Uni à recevoir
ce traitement. Mon espoir est que, à l’avenir, nous puissions
empêcher les personnes ayant un début de diabète de type 1 d’avoir
besoin d’insuline », explique-t-il.

Dépistage, NHS et teplizumab : une
nouvelle étape pour le diabète de type 1

Le cas de Hannah Robinson a été rendu public le 8 juillet 2025,
juste avant l’autorisation officielle du teplizumab par la MHRA.
L’organisme d’évaluation NICE l’a ensuite approuvé pour le NHS
Angleterre et Pays de Galles le 23 juin 2026. Le traitement reste
réservé aux personnes à un stade très précoce du diabète de type 1,
d’où la nécessité de programmes de dépistage des auto-anticorps
chez les proches de patients ou dans des cohortes ciblées.

« Pour les personnes aux premiers stades du diabète de type 1, le
teplizumab offre une opportunité inédite de leur faire gagner de
précieuses années sans insuline », estime Lucy Chambers, responsable
de la recherche à Diabetes UK.


Source:

www.topsante.com

Articles similaires

Annonce publicitairespot_imgspot_img