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La chaleur extrême menace d'exploser les prix des fruits et légumes en 2026

Blé, maïs, tomates, salades font partie des productions actuelles les plus importantes de la France. La chaleur et la sécheresse peuvent, soit ralentir la croissance des plantes, soit les faire périr. Un phénomène aggravant pourrait également faire des ravages cette semaine : l’effet sèche-cheveux, une sécheresse éclair de niveau extrême qui peut griller des végétaux en l’espace de quelques heures seulement si un vent brûlant et sec se met à souffler. C’est le cas lorsque les températures dépassent 40 °C, lorsque l’humidité relative est inférieure à 20 % et lorsqu’un vent sec souffle à plus de 30 km/h. Un phénomène très intense de ce type s’est d’ailleurs déjà produit en France en juin 2019.   

La canicule de 2003 a provoqué une énorme baisse de la production agricole 

Lors des dernières canicules et sécheresses survenues en France, en 2022, 2018 et 2003 par exemple, l’agriculture a subi des pertes majeures. Une étude publiée en 2021 dans Environmental Research Letters montre que d’une manière générale, les grandes vagues de chaleur et sécheresses ont provoqué entre 7 et 9 % de pertes agricoles en Europe de de 1961 à 2018. La sécheresse et vague de chaleur de l’année 2018 ont d’ailleurs provoqué une baisse de 8 % de la production céréalière européenne par rapport à la moyenne des cinq années précédentes.

Un rapport d’Agreste, une agence du gouvernement français, estime que la période caniculaire de 2022 a provoqué une baisse du rendement des céréales de 10,5 % en France. C’est la culture du maïs qui a été la plus touchée, avec une baisse de 24 % en Europe, en particulier en France, en Espagne, en Italie et en Roumanie.  

Sans conteste, c’est la grande canicule de référence de 2003 qui a provoqué les plus forts dégâts aux cultures : selon une étude publiée dans Nature, la production agricole a diminué de 30 % en Europe. Or, cette canicule de juin 2026 semble à ce jour comparable à celle d’août 2003.


Ce sont les céréales qui souffrent le plus de pertes de rendements en France lors des canicules. © dimasobko, Adobe Stock

Une inflation liée à la chaleur très probable

L’agriculture traverse déjà une crise, liée au contexte géopolitique, mais aussi liée à des conditions climatiques difficiles depuis plusieurs années. La perspective d’un nouvel effondrement de la production semble donc très probable. Et cela aura des répercussions sur le consommateur, et à plus large échelle sur l’économie. Il s’agit du phénomène d’Heatflation : une étude de la Banque centrale européenne explique qu’une hausse anormale des températures provoque une inflation des prix à court terme. La Banque centrale considère que les prix augmentent en moyenne de +0,38 % en cas d’été très chaud. La « Heatflation » (contraction de heat — chaleur — et d’inflation) dépend de plusieurs paramètres : la saison à laquelle ces anomalies de températures se produisent, et à quel point le pays dépend de son agriculture. L’intensité de la chaleur serait également plus impactante que la durée de l’événement : une canicule extrême, même courte, a des répercussions rapides sur l’inflation. Dans ce cas, les impacts peuvent être immédiats sur les prix du marché, notamment pour celui des baguettes.

Plus de la moitié des terres agricoles européennes vont perdre une partie, plus ou moins grande, de leur valeur d'ici la fin du siècle. © Pierre-Jean DURIEU, Adobe Stock
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Après la chaleur déjà difficile à gérer, les français doivent doivent se préparer à une autre sentence : une canicule extrême d’environ 10 jours (voire plus) comme celle de juin 2026 aura forcément un impact notable sur le prix de nombreux produits alimentaires.


Source:

www.futura-sciences.com

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