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Élections en Nouvelle-Calédonie: les non-indépendantistes ressortent en tête dans le Sud, mais sans majorité au Congrès

Selon les résultats provisoires des élections  provinciales de dimanche 28 juin en Nouvelle-Calédonie, les non-indépendantistes ont remporté largement la province Sud, qui regroupe 75 % de la population. Ces partis n’obtiennent toutefois pas la majorité au Congrès, L’Éveil océanien devant à nouveau y jouer un rôle d’arbitre. La participation est en recul par rapport à 2019.

Publié le : 28/06/2026 – 18:13


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Avec 28 sièges sur 40, la présidente sortante de la province Sud, Sonia Backes, peut avoir le sourire. Elle, qui craignait une alliance de circonstance entre indépendantistes et modérés pour lui ravir la présidence, conserve son fauteuil et gagne même huit sièges par rapport à la précédente mandature, rapporte notre correspondante Charlotte Mannevy.

Les non-indépendantistes n’ont, en revanche, pas réussi à percer dans les îles Loyauté ni dans la province Nord, qui restent aux mains des indépendantistes. Le Congrès, l’assemblée délibérante composée d’élus provinciaux, échappe donc aux partisans de la Calédonie française et se retrouve, à ce stade, sans majorité : Sur les 54 sièges, les non-indépendantistes en comptabilisent 24, soit sous la majorité absolue des 28. Les indépendantistes du FLNKS et leurs alliés, 18, et les élus du Parti de libération kanak, en froid avec le FLNKS, 7.

C’est donc le seul parti dit de la « troisième voie », ni indépendantiste ni non-indépendantiste, rescapé de ce scrutin, l’Éveil océanien et ses quatre élus au Congrès, qui jouera une nouvelle fois les faiseurs de rois. Cela avait déjà été le cas lors de la création en 2019 de ce parti, censé représenter les quelque 22 000 Wallisiens et Futuniens de l’archipel. Ses voix avaient alors permis aux indépendantistes de prendre le Congrès puis le gouvernement, avant un renversement d’alliance qui a permis l’an dernier aux non-indépendantistes de reprendre toutes les institutions.

Aucun camp ne disposant à lui seul d’une majorité au Congrès, l’heure est désormais aux tractations pour former une coalition et désigner un président de l’institution. Elles commencent dès lundi 29 juin.

Une participation en baisse avant les futures négociations institutionnelles

Selon les résultats provisoires du haut-commissariat, la liste d’union Les Loyalistes-Le Rassemblement, menée par Sonia Backes, recueille 50,14 % des suffrages en province Sud, devant le FLNKS (15,59 %) et l’Éveil océanien (10,2 %). « Les Calédoniens, en particulier les habitants de la province Sud, ont fait le choix d’un vote utile », s’est félicitée Sonia Backes devant ses partisans, saluant « un message sans ambiguïté sur le maintien de la Calédonie dans la République ».

En province Nord, fief indépendantiste, l’UC-FLNKS, dominé par l’Union calédonienne, devance l’UNI de Paul Néaoutyine, qui dirigeait la province depuis 1999, avec 10 sièges contre 9. Les non-indépendantistes y obtiennent trois sièges. Aux îles Loyauté, l’UC-FLNKS et la Dynamique autochtone remportent chacun six sièges, devant le Palika, qui en obtient deux.

La participation s’est établie à 63,71 %, contre 66,50 % lors du précédent scrutin de 2019. Le scrutin s’est déroulé dans le calme, sous la surveillance d’environ 2 400 membres des forces de l’ordre, dont 1 120 gendarmes mobiles déployés jusqu’à la mi-juillet.

Ces élections reposaient sur un corps électoral gelé depuis 2007 : seuls les résidents installés avant 1998 et leurs descendants pouvaient voter. C’est précisément une tentative d’élargir cet électorat à des résidents plus récents qui avait déclenché les émeutes meurtrières de mai 2024, ayant fait 14 morts et plus de deux milliards d’euros de dégâts.

Au printemps, une loi organique a finalement intégré 10 575 natifs jusque-là exclus, portant le corps électoral de 169 000 inscrits en 2019 à environ 192 500 électeurs.

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Source:

www.rfi.fr

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