Le gouvernement américain a fait marche arrière dans sa volonté annoncée le 22 mai d’imposer aux candidats à la résidence permanente d’effectuer les démarches dans leur pays d’origine, a rapporté le New York Times, après une vague publique d’indignation.
Source: Belga
Le ministère de la Sécurité intérieure, chargé des questions d’immigration, a annoncé auprès du quotidien new-yorkais vendredi que cette nouvelle politique ne s’appliquerait finalement pas à tous les candidats à la fameuse carte verte, mais “sur la base du cas par cas”: “Elle servait simplement de rappel aux agents d’utiliser leur pouvoir discrétionnaire” pour exiger ou non des candidats qu’ils quittent les États-Unis afin d’effectuer leur demande, affirme le ministère .
Un revirement abrupt alors que les services américains pour la citoyenneté et l’immigration (USCIS) avaient annoncé la semaine précédente qu’“à partir de maintenant, un étranger qui séjourne temporairement aux États-Unis et veut obtenir une carte verte doit retourner dans son pays d’origine pour en faire la demande, sauf en cas de circonstances exceptionnelles”.
Les détenteurs de visas à durée limitée, “comme les étudiants, les travailleurs temporaires, ou les personnes avec un visa de touriste, viennent aux États-Unis pour une période courte et une raison précise. Notre système est conçu pour qu’ils repartent quand leur séjour est terminé. Leur séjour ne doit pas fonctionner comme un premier pas vers le processus de carte verte”, avait alors expliqué le porte-parole de l’USCIS, Zach Kahler.
Une politique jugée “absurde et cruelle”
Plusieurs associations de défense des droits des migrants ainsi que des cabinets d’avocats avaient exprimé leur dépit face à cette mesure à même de créer de la confusion pour les demandeurs de résidence permanente.
Le député démocrate Chuy Garcia avait lui qualifié la nouvelle politique d’”absurde et cruelle”. Elle “va obliger des milliers d’immigrés LÉGAUX, dont les époux de citoyens américains, à quitter leur maison, leur famille et leur travail pour des semaines, voire des mois, pour obtenir leur carte verte hors des États-Unis”, s’était-il alarmé.
Selon le Washington Post, les États-Unis délivrent plus d’un million de cartes vertes chaque année, et, jusqu’à présent, plus de la moitié des demandeurs se trouvent déjà sur le sol américain.
Dans la vaste offensive anti-immigration menée par Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche, une autre voie d’immigration légale, celle pour les réfugiés, a déjà été très largement refermée.
LIRE AUSSI
Aussi dans l’actualité
Source:
www.7sur7.be




