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France: à Rennes, le partenariat chinois annoncé par Stellantis pour sauver l'usine divise les salariés

Le 20 mai dernier, Stellantis a créé la surprise en annonçant la production prochaine de véhicules issus d’un partenariat avec un constructeur chinois sur son site de la Janais, près de Rennes, en Bretagne. Une perspective qui suscite à la fois un soulagement et de nombreuses interrogations dans une usine marquée par deux décennies de forte réduction d’effectifs.

Publié le : 27/05/2026 – 11:27Modifié le : 27/05/2026 – 11:29


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À l’usine Stellantis de la Janais, c’est une tradition : on consomme ses véhicules maison. Ajouter un plat chinois n’emballe pas tout à fait Christine Virassamy, déléguée syndicale CFDT : « Quand on regarde cette marque qui est plutôt premium, on n’est pas convaincus que ce soit à la portée de toutes les bourses de nos salariés », explique-t-elle.

Impossible donc de garantir de gros volumes de vente et de production. De quoi inquiéter Christine Virassamy, d’autant que depuis le début des années 2000, la Janais a vu ses effectifs chuter de manière spectaculaire. « Nous sommes actuellement 2 000 salariés, par rapport à 2004, nous étions 12 000 salariés », rappelle la représentante syndicale. Elle s’efforce de voir le positif : « C’est un soulagement de savoir que nous avons un autre véhicule à produire à horizon 2028. On était en sursis », confie-t-elle.

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Inquiétude des sous-traitants

Mais du côté des sous-traitants, l’incertitude reste entière. Stellantis n’a pas encore précisé la part de pièces qui seront produites localement dans le cadre de ce partenariat avec le constructeur chinois Dongfeng. Une inquiétude d’autant plus forte pour les entreprises implantées directement sur le site, comme Tallandie.

« Reste à savoir si avec le nouveau constructeur on aura toujours cette part de marché, ou si on aura plus rien, et ça c’est une grosse inquiétude parce qu’on est quand même 360 salariés, 80% sont des travailleurs handicapés », explique Laurent Dahyot, un salarié de l’entreprise.

Avec près de 7 500 emplois liés à la filière automobile dans la région, la décision de Stellantis est perçue comme un compromis : garantir quelques années d’activité supplémentaire pour l’usine, au prix de certains employés sacrifiés en route.

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Source:

www.rfi.fr

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