Crise du carburant : quel pays européen a débloqué le plus d’aide ?

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Les prix à la pompe ont explosé depuis le blocage du détroit d’Ormuz, sur fond de guerre au Moyen-Orient. Cela a affecté l’Europe, mais tous les pays n’ont pas décidé de réagir de la même manière. En France, le gouvernement Lecornu a décidé de limiter ses aides aux secteurs qui utilisent nécessairement du carburant. Initialement portées à 70 millions d’Euros, elles ont été revalorisées à 180 millions. Mais la France est loin d’être le pays qui a débloqué le plus d’aide. Selon BFMTV, c’est l’Espagne qui tient la première place.

Nos voisins outre-Pyrénées ont promis 5 milliards d’Euros d’aide pour leurs automobilistes. Parmi ces aides, on compte notamment une baisse de 10% de la TVA sur les carburants. Cela représente 0,296% du PIB du pays, ce qui en fait le plus généreux en dépenses en pourcentage du PIB ainsi qu’en dépense en Euros. Vient ensuite l’Allemagne, qui a dépensé 1,62 milliard d’Euros. Berlin a annoncé baisser pendant deux mois une de ses taxes sur les produits pétroliers, revenant à une aide d’environ 17 centimes par litre. En revanche, l’Allemagne ne fait pas partie des premiers pays aidant en termes de pourcentage du PIB, avec un total de 0,036%. De ce point de vue, c’est la Bulgarie (0,19%), la Grèce (0,12%) et l’Irlande (0,11%) qui viennent après l’Espagne.

La décision de la France soutenue par la BCE et le FMI

Selon l’institut Bruegel, la France fait bien de ne pas trop débloquer d’aides, à en croire «les recommandations de plusieurs institutions, dont la Commission européenne et la Banque centrale européenne». Du côté de Bruxelles, on craint que si les pays reproduisent la même mécanique que pendant la crise énergétique de 2022, il y ait à nouveau une lourde inflation. Du côté de New York, Rodrigo Valdés, directeur du département des finances publiques du FMI, estime qu’il ne faut pas faire plus que des aides ciblées et temporaires : «Nous n’avons pas de pétrole. Nous n’avons pas d’énergie. L’énergie doit coûter plus cher à tout le monde, afin que l’ajustement se produise et que nous consommions moins.» La crise du carburant serait alors un moteur vers la transition énergétique.


Source:

www.capital.fr

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