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À l’occasion de l’Aïd al-Adha, le prix du mouton est devenu un sujet de pouvoir d’achat dans de nombreux pays. Du Maroc à l’Algérie, en passant par la Tunisie, le Sénégal ou la France, partout, les prix ont beaucoup augmenté ces dernières années. Explications.
Près de deux milliards de musulmans célèbrent l’Aïd al-Adha – aussi appelé Aïd el-Kébir ou Tabaski en Afrique de l’Ouest. Dans beaucoup de familles, la fête s’accompagne du partage d’une viande, souvent issue d’un mouton sacrifié. Mais cette année encore, le prix de l’animal pèse lourd dans les budgets.
Au Maroc, le mouton de l’Aïd est devenu un sujet politique : certains animaux se vendent jusqu’à 7 000 dirhams (environ 650 euros) soit près de deux mois de salaire minimum. Le marché, estimé à 18 milliards de dirhams (environ 1,7 milliard d’euros), est accusé d’être gonflé par certains intermédiaires et spéculateurs et le Premier ministre a dû intervenir mettant en place des mesures provisoires.
Un marqueur social et économique
En Algérie, les autorités ont importé près d’un million de moutons pour limiter la hausse des prix, avec un tarif plafonné à 50 000 dinars – soit un peu plus de 300 euros.
En Tunisie, un prix de référence a été fixé entre 23,8 et 27 dinars le kilo vif – soit 350 à 400 euros pour un mouton de 50 kilogrammes.
Dans le Golfe, certains animaux peuvent approcher les 1 000 euros, tandis qu’au Sénégal, les races de prestige comme le ladoum sont devenues des signes de réussite sociale.
En France aussi, l’Aïd a son économie : les plateformes de réservation affichent souvent des prix entre 300 et 400 euros. Sécheresse, coût de l’alimentation animale, transport, calendrier précoce de l’Aïd : le mouton est devenu un baromètre très concret de l’inflation et du pouvoir d’achat.
Source:
www.france24.com




