« Un texte qui s’attaque à des droits existants »: l’ensemble des syndicats a émis un avis négatif au projet de loi du gouvernement visant à autoriser les salariés des boulangeries et fleuristes à travailler le 1er mai

Les cinq organisations syndicales représentatives (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC) ont émis un avis négatif à propos d’un projet de loi visant à autoriser les artisans boulangers et fleuristes à faire travailler leurs salariés le 1er mai, a appris l’AFP ce mercredi 22 avril.

Rien de bien surprenant. Le projet de loi du gouvernement visant à autoriser les artisans boulangers et fleuristes à faire travailler leurs salariés le 1er mai.

Le projet de loi qui leur a été soumis pour avis consultatif prévoit que « dans les conditions fixées par un accord de branche, les boulangers-pâtissiers artisanaux et les artisans fleuristes peuvent également occuper des salariés le 1er mai », alors que pour l’instant, seuls les artisans eux-mêmes, les gérants et les membres de leurs familles peuvent travailler le 1er mai.

« Seuls les salariés volontaires ayant donné leur accord par écrit à leur employeur peuvent travailler ce jour-là » et doivent dans ce cas être payés le double d’une journée de travail ordinaire, précise le texte consulté par l’AFP.

La CFDT a indiqué à l’AFP avoir « pris acte du cadre restreint aux boulangers et aux fleuristes » tout en « argumentant négativement sur le contenu » du projet de loi. La CGT a également émis un « avis défavorable », et FO un « avis négatif », tout comme la CFTC et la CFE-CGC.

Un cadre plus restreint que ce que proposait Gabriel Attal

Ce projet de loi fait suite à l’abandon par le gouvernement d’une proposition de loi portée par l’ancien Premier ministre Gabriel Attal, qui aurait permis à un plus grand nombre de commerces de faire travailler leurs salariés le 1er mai.

« On ne peut pas donner un avis favorable à un texte qui s’attaque à des droits existants et qui fait suite à une polémique », a expliqué à propos du projet du gouvernement le président de la CFE-CGC François Hommeril à l’AFP.

Mais « il faut reconnaître que dans le scénario qui s’est déroulé depuis deux semaines, (le ministre du Travail Jean-Pierre) Farandou et (le Premier ministre Sébastien) Lecornu ont vraiment déployé des efforts », a-t-il ajouté.

Les Experts : 1er mai, un débat perte de temps – 17/04

Quand bien même le projet de loi du gouvernement ne pourra pas être adopté avant le 1er mai 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé vendredi que les salariés des boulangeries et fleuristes indépendants pourraient travailler ce jour-là, à condition d’être volontaires et payés double.

Consigne a été donnée pour que les commerçants qui respecteront ces conditions « n’aient pas à payer d’amende » s’ils étaient contrôlés, a expliqué Jean-Pierre Farandou, soulignant « l’indépendance » des inspecteurs du travail.


Source:

www.bfmtv.com

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