« Pas de changements significatifs dans les habitudes de consommation »: pour Carrefour, la guerre au Moyen-Orient n’a pas d’impact sur son activité

Le distributeur fait état de ventes stables pour son premier trimestre avec un chiffre d’affaires supérieur à 21 milliards d’euros.

Carrefour a réalisé un chiffre d’affaires de 21,1 milliards d’euros au premier trimestre 2026 (en croissance de 0,5%, carburant inclus), porté par des ventes en hausse en France et en Espagne, a annoncé mercredi le distributeur qui n’a pas constaté d' »impact » lié à la guerre au Moyen-Orient.

« Depuis le début de la crise au Moyen-Orient, le groupe n’a pas constaté de changements significatifs dans les habitudes de consommation ni d’impact matériel sur son activité », a assuré le directeur exécutif finances et gestion du groupe, Matthieu Malige, lors d’un point téléphonique avec les agences de presse.

« Ce que nous disent nos partenaires locaux et Majid Al Futtaim », qui exploite Carrefour en franchise notamment en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, « c’est que l’ensemble des magasins sont ouverts », a précié Matthieu Malige, réfutant toute tension « à ce stade » sur « les stocks » ou « problème d’approvisionnement ».

En France, le géant de la grande distribution affiche un chiffre d’affaires en hausse de 1,4%, à 11,14 milliards d’euros, alors que les analystes en attendaient 11,11 milliards, selon le consensus. « Carrefour réalise un bon début d’année 2026, avec un croissance solide de chiffre d’affaires, dans un environnement géopolitique et macroéconomique volatil », déclare Alexandre Bompard, président-directeur général, dans un communiqué.

La transformation des anciens hypermarchés Cora rachetés en 2024 commence également à porter ses fruits, selon le groupe. Au moins six anciens Cora en difficulté doivent toutefois passer cette année en location-gérance, variante de la franchise où le distributeur reste propriétaire du fonds de commerce.

Par ailleurs, alors que certains fournisseurs demandent une réouverture des négociations commerciales face à la hausse des coûts de l’énergie liée à la guerre en Iran, Matthieu Malige a estimé qu’il était « trop tôt », évoquant une inflation encore « très faible ».


Source:

www.bfmtv.com

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