Les crises où un enfant hurle, tape du pied ou se jette par
terre, beaucoup de parents les connaissent. Dire « calme-toi » ou
hausser le ton fait rarement retomber la pression. Des
psychologues, relayés par le magazine américain Psychology Today et
par le média espagnol Okdiario, décrivent une phrase de 8
mots qui aiderait à calmer un enfant en
colère en une trentaine de secondes.
Ce psychologue américain s’appelle Jeffrey Bernstein. Selon
Okdiario, qui reprend ses conseils publiés dans Psychology Today,
la phrase proposée est : « Sé que estás enfadado, estoy aquí para
ayudarte ». En français : « Je sais que tu es en colère, je suis ici
pour t’aider ». Le site UnoTV rapporte une autre version équivalente
: « Veo que estás molesto. Estoy aquí para ti ». Dans tous les cas,
huit mots qui reconnaissent la colère et offrent une présence.
La phrase de 8 mots de Jeffrey Bernstein, version
française
Pour un parent francophone, une version simple pourrait être :
« Je vois que tu es fâché, je t’aiderai ». On garde huit mots et le
même message : ton émotion compte, tu n’es pas seul. La promesse
« en 30 secondes » vient des médias qui citent Jeffrey Bernstein.
C’est une image, pas un résultat garanti, mais les psychologues qui
la relaient décrivent souvent un apaisement rapide quand ce type de
phrase est répété calmement.
Okdiario rappelle que les réponses réflexes du type « calme-toi »,
« arrête de crier » ou les menaces font monter la tension. L’enfant
se sent attaqué plutôt qu’écouté. La100 cite des travaux publiés
dans les revues Developmental Psychology et Current Opinion in
Psychology qui lient la façon dont un parent gère ses propres
émotions à la capacité de l’enfant à réguler sa colère. Quand
l’adulte reste calme, l’enfant dispose d’un modèle pour se
poser.
Pourquoi cette phrase calme la colère d’un enfant
Selon Okdiario, cette phrase a trois effets psychologiques
principaux. D’abord, elle apporte une validation
émotionnelle : l’enfant entend que sa colère est vue et
nommée, ce qui diminue la sensation d’injustice. Ensuite, elle
brise la solitude, car des mots comme « je suis ici pour t’aider » ou
« je suis là pour toi » rappellent qu’un adulte le soutient. Enfin,
elle crée un espace de calme où l’émotion peut se décharger.
UnoTV insiste sur le fait que les mots ne suffisent pas. Le ton
de la voix, la posture et la distance comptent autant. Se mettre à
hauteur de l’enfant, garder une voix posée, éviter les gestes
brusques rendent la phrase crédible. La100 parle de « co-régulation »
: le système nerveux de l’enfant s’ajuste sur celui de l’adulte. Si
le parent crie la phrase ou la dit avec ironie, l’effet
disparaît.
Comment utiliser cette phrase avec
votre enfant, sans vous oublier
Dans la pratique, Okdiario et UnoTV conseillent de marquer une
courte pause pour respirer avant de parler, puis de se rapprocher
doucement et de prononcer la phrase une ou deux fois, sans ajouter
de morale. Pour un tout-petit, un câlin peut accompagner les mots
s’il le souhaite ; pour un ado, garder un peu de distance tout en
restant disponible aide davantage. UnoTV précise que certains
enfants auront besoin de plusieurs minutes ou répétitions avant de
se calmer.
Source:
www.topsante.com




