Trois ans après le début des négociations, la convention collective pour le football féminin français n’a toujours pas vu le jour. Les capitaines de Première et Seconde Ligue montent au créneau avec une tribune dans L’Equipe.
« Aujourd’hui, nous n’en pouvons plus de nous taire ». Via une tribune parue dans L’Equipe ce mardi, les capitaines du foot féminin professionnel français (Première et Seconde Ligue) réclament la mise en place d’une convention collective.
Au moment de la naissance de la Ligue féminine de football professionnel (LFFP) en juillet 2024, une convention collective devait être signée. Mais, trois ans après le début des négociations, le projet est au point mort.
Les capitaines dénoncent une situation « incompréhensible » et « inacceptable », rappelant qu’elles exercent « le même métier avec les mêmes exigences » sans bénéficier des mêmes droits que leurs collègues masculins. C’est justement cette lenteur par rapport à ce qui est fait chez les hommes qui agace les joueuses.
Les joueurs réclament une convention collective avant la prochaine saison
« En quelques mois, le cadre d’une convention collective avance à grands pas pour la future Ligue 3. Dans le même temps, les négociations pour le football féminin durent depuis plus de trois ans », expliquent les capitaines dans la tribune.
Si elles reconnaissent que « des efforts ont été faits » depuis la création de la LFFP, les joueuses réclament simplement un « cadre équitable » pour « protéger la santé, encadrer les conditions de travail, sécuriser les carrières et faire vivre un véritable dialogue social. »
Enfin, les capitaines appellent toutes les parties à se réunir pour s’accorder sur les termes d’une convention collective avant la saison prochaine.
Source:
rmcsport.bfmtv.com




