Il est surnommé « Le Chat » en raison de son agilité et de son aisance à escalader gouttières, toits et façades d’immeubles parisiens pour commettre ses fric-frac. Avec comme cibles de prédilection des personnalités médiatiques et des victimes fortunées, préalablement repérées. Deux ans après sa sortie de prison, Mohamed S., 34 ans, est retombé entre les mains de la police. D’après les informations du Monde, confirmées par le parquet de Paris, ce trentenaire originaire du quartier de la Goutte-d’Or, dans le 18e arrondissement de Paris, déjà condamné une trentaine de fois, dont 17 durant sa minorité, a été mis en examen vendredi 24 avril pour « vols en bande organisée » et « association de malfaiteurs ». Il a été placé en détention provisoire.
Interpellé mardi 21 avril à Paris par les enquêteurs de la brigade de répression du banditisme, Mohamed S. est soupçonné d’être impliqué dans une série récente de cambriolages acrobatiques commis dans la capitale. Au total, le préjudice est estimé à près de 10 millions d’euros. Trois autres suspects ont été mis en examen et écroués, dont l’un de ses anciens complices et ex-membre de son gang, condamné à ses côtés en 2022 : Abdelazim G., 33 ans, dit « Bidou ».
A ce stade, le premier fait de la procédure porte sur un vol commis dans une société spécialisée dans la revente de maroquinerie de luxe, située dans le quartier cossu du faubourg Saint-Honoré, dans le 8e arrondissement. Le 6 juillet 2025, dans la nuit, des cambrioleurs avaient pénétré à l’intérieur de l’entreprise en passant par le toit. Ils avaient neutralisé les systèmes de sécurité à l’aide d’un brouilleur, avant de dérober de nombreux sacs haut de gamme, notamment trente-quatre griffés de la marque Hermès, évalués à plus de 800 000 euros.
Six mois plus tard, le 30 janvier, vers 4 heures du matin, deux malfaiteurs cagoulés avaient fait irruption dans l’appartement d’un dignitaire chinois, avenue du président Kennedy, dans le 16e arrondissement, en passant, là encore, par le toit de l’immeuble puis la porte-fenêtre du balcon. Après avoir désactivé à distance l’alarme, ils avaient tiré du sommeil la victime et l’avaient intimé de remettre ses montres Audemars Piguet.
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Source:
www.lemonde.fr




