A 71 ans, le professeur Dayan travaille toujours autant. A la tête de l’unité parents-bébé qu’il a inaugurée, en mai 2025, au sein du pôle universitaire du centre hospitalier Guillaume-Régnier, à Rennes, il reçoit des mères, des pères et leurs bébés, qui peinent à construire ce lien que l’on dit « naturel », mais qui peut avoir besoin, pour se tisser, du soutien d’équipes spécialisées. Ce faisant, il continue d’approfondir sa connaissance de la psychiatrie périnatale, discipline qu’il a contribué à populariser en France dans les années 1990.
Fils d’ouvriers textiles devenus entrepreneurs, né à Paris, Jacques Dayan grandit sans contact avec l’univers médical. Enfant HPI (« C’est peut-être ce qu’on dirait aujourd’hui », avance-t-il), il saute trois classes au primaire, mais s’ennuie ferme au collège de Montreuil (Seine-Saint-Denis), où il poursuit sa scolarité. S’ensuit un parcours atypique, qui l’amène tardivement à un poste de professeur en psychiatrie, lui ouvrant finalement les portes de la recherche.
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Source:
www.lemonde.fr




