Il venait de fêter son deuxième anniversaire. Gabriel, deux ans, est décédé samedi alors qu’il attendait depuis un an une greffe du cœur, annonce La Charente Libre. Le jeune garçon, hospitalisé à l’hôpital Necker à Paris, était atteint d’une cardiopathie dilatée, une maladie qui touche le muscle cardiaque. Sa mère avait témoigné en mars dans le média Ici de « l’attente insoutenable » d’un donneur.
Les ennuis de santé du jeune Normand ont commencé à l’âge de 15 jours, avait-elle confié à Ouest-France : « Tout allait bien mais un jour, il n’a pas mangé comme d’habitude. On a appelé le 15 puis été aux urgences. Ils ont trouvé un souffle au cœur, les bilans sanguins n’étaient pas bons, ça a été la descente aux enfers ». Charles de Marceluss, réanimateur et pédiatre à l’hôpital Necker, avait rappelé auprès d’Ici l’importance du don : « Un donneur décédé peut sauver jusqu’à cinq vies, il faut savoir l’envisager ».
Dites à vos proches si vous êtes donneur
En France, toute personne majeure qui décède est présumée donneuse d’organes selon le site gouvernemental Service public. Toutefois, si les médecins estiment que vous pouvez être donneur après votre décès, ils consulteront d’abord vos proches afin de connaître votre volonté sur le don d’organes. C’est pourquoi il est important de faire connaître votre position de votre vivant. Si vous refusez le don, vous pouvez vous inscrire au registre national des refus ou le faire figurer par écrit sur un document confié à un proche. Le don d’organes est anonyme et gratuit.
Pour les enfants mineurs qui décèdent, le consentement de toutes les personnes investies de l’autorité parentale (parents ou tuteurs) est nécessaire pour effectuer un don. En 2025, 966 personnes sont mortes en France en attente d’une greffe, selon le ministère de la Santé.
Source:
www.20minutes.fr




