Le fils de l’octogénaire, qui a été tué après un choc avec un véhicule de la BAC à Sartrouville (Yvelines), a témoigné, ce jeudi 23 avril, sur BFMTV. Sous le choc, la famille exige des réponses pour pouvoir faire son deuil.
« Une famille complètement endeuillée et terrassée. » Au lendemain de la mort d’un octogénaire, percuté par une voiture de la BAC, à Sartrouville (Yvelines), le fils de la victime confie à BFMTV, ce jeudi 23 avril, sa tristesse et son incompréhension.
Dans la soirée de mercredi, peu avant 23 heures, un homme âgé de 81 ans a été heurté alors qu’il traversait sur un pasage piétons, selon des sources concordantes à BFMTV. Les policiers ont tenté de lui porter secours, mais l’octogénaire est décédé de ses blessures sur place.
« Mon père se rendait comme chaque jour à la mosquée, et en sortant de l’édifice, il a été percuté par la police nationale », raconte son fils.
Ce dernier et ses quatre frères et soeurs ont été informés rapidement de l’accident. Sur place, « une quarantaine de véhicules de police », décrit son fils, ont été déployées pour boucler la zone.
Une scène « macabre »
Les cinq enfants de la victime ont alors assisté un « spectacle macabre ». « Nous avons découvert notre père qui était allongé au sol. Nous étions sous le choc », confie l’un d’eux.
Sur la chaussée, un véhicule blanc de la BAC est immobilisé. Il s’agit de celui qui a percuté l’octogénaire, selon son fils. L’état du véhicule « témoignait de la force de l’impact », selon lui. Il se souvient que « le pare-choc était défoncé sur une partie du véhicule et le rétroviseur était aussi parti en éclats ».
« À quelques mètres du passage piéton, gisait le corps de mon père inanimé », raconte, non sans émotion, l’homme endeuillé.
Deux enquêtes ont été ouvertes. L’une d’entre elles a été confiée à l’IGPN. Selon les premiers éléments, susceptibles d’évoluer, les policiers mis en cause venaient en renfort auprès de policiers municipaux. Ces derniers étaient intervenus, vers 22h30, pour une rixe à Cormeilles-en-Parisis entre deux groupes de jeunes.
« On ne s’attendait pas à ce que la police nationale nous prenne notre père », confie le fils de l’homme mortellement percuté. « Qui pourrait imaginer perdre son père à cause d’une intervention policière ? », insiste-t-il.
Des « zones d’ombre »
Frappée par une « douleur immense », la famille de l’octogénaire exige « d’avoir le maximum d’éclaircissements sur ce qui s’est passé ». « Le préjudice moral est très important. Tant que la lumière ne sera pas faite sur ce crime, nous aurons du mal à faire notre deuil. Il faut que la police nationale réponde de ses actes », affirme le fils de la victime.
Ce dernier regrette qu’il y ait « pas mal de zones d’ombre dans cette histoire ». Il évoque notamment la présence ou non du gyrophare, la raison de cette intervention, mais également la vitesse du véhicule de la BAC qui a percuté son père.
« Des témoins nous ont rapporté que la vitesse allait entre 100 et 150 km/h. Après il faut que l’IGPN fasse toute la lumière sur la vitesse au moment du choc. Mais il semblerait qu’elle n’était pas appropriée par rapport à la zone et qu’elle n’était pas en-dessous de 50 km/h », se désole son fils.
Les proches de la victime préviennent qu’ils « ne lâcheront pas » et espèrent que l’enquête aboutira « rapidement ». Cela leur permettra « de faire leur deuil » et peut-être, espèrent-ils, d’aboutir « à des mesures pour empêcher que ce genre de scènes se reproduise ».
Source:
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