Diya Al-Awadi, de son nom complet Diya Eddine Chelbi Mohammed Al-Awadi, était un médecin égyptien né en 1979 et formé à la faculté de médecine de l’université Aïn Shams. Spécialisé initialement en anesthésie, en soins intensifs et en traitement de la douleur, il a exercé à la fois comme praticien et enseignant universitaire avant de s’orienter progressivement vers la nutrition thérapeutique et la médecine préventive. C’est dans ce second domaine qu’il s’est fait connaître du grand public, notamment à travers une présence active sur les réseaux sociaux où il diffusait des contenus liés à la santé.
Il proposait une approche qu’il présentait comme alternative, centrée sur l’alimentation, la prévention et la réduction de la dépendance aux médicaments. Son programme, qu’il appelait le « régime des Tayyibat », visait selon lui à atteindre un état de santé permettant de limiter, voire d’éliminer, le recours aux traitements médicamenteux. Cette démarche s’inscrivait dans une critique plus large de certaines pratiques de la médecine moderne et de l’industrie pharmaceutique, qu’il accusait de privilégier des logiques économiques au détriment des patients.
Ces positions ont suscité une forte polarisation. D’un côté, il bénéficiait d’une audience importante qui suivait ses recommandations. De l’autre, de nombreux professionnels de santé et institutions médicales ont contesté ses propos, estimant qu’ils reposaient sur des bases scientifiques insuffisantes et pouvaient présenter des risques, notamment pour des patients atteints de maladies chroniques. La controverse a pris une dimension institutionnelle lorsque les autorités sanitaires égyptiennes ont engagé des mesures à son encontre. En mars 2026, sa clinique a été fermée administrativement et il a été radié de l’Ordre des médecins, avec retrait de son droit d’exercer.
Quelques semaines plus tard, le 19 avril 2026, sa mort a été annoncée. Il a été retrouvé décédé à Dubaï, aux Émirats arabes unis, après avoir été signalé comme disparu par ses proches depuis le 12 avril. L’intervention des autorités diplomatiques égyptiennes avait été sollicitée pour tenter de localiser sa trace avant la découverte de son corps. À ce stade, les circonstances exactes de sa mort n’ont pas été officiellement établies. Une enquête a été ouverte par les autorités compétentes afin de déterminer les causes du décès.
Les informations disponibles indiquent qu’aucune conclusion formelle n’a été rendue publique concernant une cause précise, qu’elle soit naturelle, accidentelle ou criminelle. Aucune confirmation officielle ne permet, à ce jour, d’affirmer qu’il s’agirait d’un homicide. Certaines déclarations, notamment de son entourage, ont écarté certaines hypothèses, mais ces éléments ne constituent pas des conclusions d’enquête.
Ainsi, les faits établis permettent de dresser le portrait d’un médecin égyptien devenu une figure controversée dans le domaine de la santé alternative, dont le décès est confirmé mais dont les circonstances restent, à ce jour, non élucidées publiquement.




