Après près d’un an et demi de fuite, le principal suspect du meurtre de Hassan El Bachiri a finalement été arrêté à Bruxelles début mars 2026, mettant un terme à une cavale qui avait marqué l’actualité judiciaire et sécuritaire de la capitale belge. Cette arrestation constitue une étape importante dans une affaire qui avait profondément choqué l’opinion publique et ravivé les inquiétudes autour des violences liées aux rivalités criminelles dans certains quartiers bruxellois.
Les faits remontent au 19 mai 2024. Ce jour-là, une fusillade éclate en plein centre de Bruxelles, sur la terrasse d’un établissement situé avenue de Stalingrad, un axe très fréquenté de la ville. Selon les éléments de l’enquête, deux individus circulant à scooter ouvrent le feu en direction de plusieurs personnes attablées. Dans la confusion et la panique qui s’ensuivent, plusieurs coups de feu sont tirés. Hassan El Bachiri, âgé de 28 ans, est mortellement touché. Une autre personne est également blessée lors de l’attaque. La scène, survenue en pleine journée dans un quartier très fréquenté, provoque une vive émotion et déclenche immédiatement une importante enquête judiciaire.
Très rapidement, les enquêteurs identifient plusieurs suspects. Parmi eux figure un jeune homme qui n’avait que 17 ans au moment des faits et qui est considéré par la justice comme le tireur présumé. Mais alors que certains suspects sont interpellés dans les semaines suivant la fusillade, ce dernier parvient à prendre la fuite. Commence alors une cavale qui va durer près de dix-huit mois.
Durant cette période, le jeune fugitif parvient à échapper aux recherches policières en restant dans l’ombre de certains réseaux criminels locaux. Selon plusieurs éléments de l’enquête, il aurait survécu grâce au trafic de drogue et à l’aide de connaissances gravitant dans les milieux délinquants bruxellois. Ces réseaux lui auraient permis de changer régulièrement de lieux de refuge et de se maintenir hors de portée des enquêteurs, malgré les recherches menées par les services de police et le parquet.
L’enquête s’est poursuivie pendant de longs mois, les autorités accumulant des éléments sur ses déplacements et ses contacts. Les policiers ont progressivement resserré l’étau autour du suspect grâce à un travail de renseignement et de surveillance. Finalement, début mars 2026, il a été localisé puis interpellé à Bruxelles lors d’une opération menée par les forces de l’ordre. L’arrestation s’est déroulée sans incident majeur et le suspect a été placé à la disposition de la justice.
Cette interpellation constitue une avancée décisive dans un dossier qui doit désormais se poursuivre devant la justice. L’affaire devrait être examinée par une cour d’assises, où plusieurs personnes suspectées d’avoir participé à la fusillade ou d’y être liées devront répondre de leurs actes. Pour les enquêteurs comme pour les proches de la victime, l’arrestation du tireur présumé marque une étape essentielle dans la recherche de vérité et de justice.
Au-delà du drame lui-même, cette affaire illustre également le climat de tension qui s’est installé ces dernières années autour des violences liées aux réseaux criminels à Bruxelles. Les fusillades entre groupes rivaux, souvent liées au trafic de stupéfiants, ont fortement augmenté et préoccupent désormais les autorités politiques et judiciaires. L’arrestation du suspect dans l’affaire Hassan El Bachiri intervient ainsi dans un contexte où la lutte contre les réseaux de drogue et les violences qu’ils génèrent est devenue une priorité majeure pour la police et la justice belges.



