En Belgique, les derniers chiffres publiés par Unia, le centre interfédéral pour l’égalité des chances, confirment que les musulmans restent les principales victimes de discrimination religieuse. Selon les données communiquées, près de 9 dossiers sur 10 traités par l’institution dans ce domaine concernent des faits liés à l’islam.
Ces chiffres s’inscrivent dans une tendance observée depuis plusieurs années et reposent sur les signalements enregistrés et analysés par Unia. L’exploitation de ces données, y compris via des outils d’analyse automatisée et d’intelligence artificielle, permet d’identifier plus précisément les domaines où ces discriminations se manifestent.
Le marché du travail apparaît comme le principal secteur concerné. Les discriminations y interviennent notamment lors des processus de recrutement, mais aussi dans l’accès à certaines fonctions, l’évolution de carrière ou les conditions de travail. Des candidats identifiés ou perçus comme musulmans peuvent faire face à des obstacles supplémentaires, en particulier lorsque des éléments comme le nom, l’origine ou des signes religieux entrent en jeu.
Unia souligne que ces situations représentent une part significative de son activité en matière de discrimination religieuse. L’organisme traite ces dossiers à travers un accompagnement des victimes, des médiations et, dans certains cas, des actions en justice. Les données publiées visent également à documenter le phénomène et à orienter les politiques publiques en matière d’égalité des chances.
Pour consulter directement les chiffres et le rapport d’Unia :




