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Berset prévient que l’Europe a besoin d’une unité juridique alors que la guerre au Moyen-Orient s’étend

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Strasbourg, le 1er mars 2026 — Alors que les hostilités s’intensifient en Iran, en Israël et dans l’ensemble du Golfe, le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe Alain Berset exhorte l’Europe à dépasser la diplomatie de crise improvisée et à construire une cadre juridique commun et contraignant dans les 46 États membres du Conseil. Dans un déclaration publiée à StrasbourgBerset affirme que les réponses fragmentées de l’Europe aux urgences internationales ne sont plus durables, avertissant que « l’inaction n’est pas de la prudence. C’est une abdication ».

Une crise « aux frontières orientales immédiates » du Conseil de l’Europe

Berset commence par un bilan sombre : le Moyen-Orient, dit-il, est « en train de glisser vers un conflit à grande échelle » à proximité du voisinage oriental du Conseil de l’Europe, les civils « en Iran et dans toute la région » en faisant les frais. Son langage est particulièrement institutionnel – moins sur les tactiques militaires que sur ce qu’il considère comme une érosion accélérée des règles destinées à restreindre la force.

« À mesure que les missiles frappent, le droit international devient une arme », écrit-il, inscrivant l’escalade dans le cadre d’un schéma plus large dans lequel les normes juridiques sont invoquées de manière sélective, contestées de manière agressive ou carrément mises de côté.

De la « discussion » à l’« impératif stratégique »

L’argument central de la déclaration est que l’Europe a besoin de plus que des expressions d’inquiétude et des réunions d’urgence. Berset réclame un cadre juridique européen commun au niveau des 46 États membres du Conseil de l’Europe, capables de juger les violations, d’évaluer le recours à la force et aux sanctions et de garantir « des décisions continues et cohérentes sans paralysie ».

Concrètement, il remet en question le modèle de coordination ad hoc qui émerge souvent lors des crises. Trop souvent, dit-il, la sécurité paneuropéenne repose sur des formats temporaires « sans base juridique commune, sans autorité décisionnelle permanente et sans structures pour assurer la continuité ». Le résultat, selon lui, est une incohérence stratégique : l’Europe réagit tardivement, de manière inégale et reste vulnérable aux événements façonnés ailleurs.

Rejeter le cadrage binaire, tout en insistant sur la Charte des Nations Unies

Berset met également en garde contre une réduction de l’escalade liée à l’Iran à un simple choix entre condamnation et soutien. Soulignant une « succession de crises récentes », il affirme que le moment actuel reflète une « phase de déconstruction de l’ordre juridique international » plus profonde, où le « pouvoir du plus fort » régit de plus en plus les relations entre États.

Dans le même temps, il appelle l’Europe à insister sur le respect du droit international, citant explicitement le Charte des Nations Unieset il fait écho aux demandes d’une « cessation immédiate des hostilités par toutes les parties ». Il ne met pas l’accent sur l’alignement sur un seul bloc, mais sur la reconstruction d’une base juridique crédible pour une action européenne collective lorsque la violence s’intensifie.

La pression diplomatique s’accentue à mesure que le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit

L’intervention de Berset intervient alors que la diplomatie internationale s’efforce de contenir l’escalade. Le Conseil de sécurité de l’ONU devrait se réunir en session d’urgence sur le conflit lié à l’Iran, selon Reportage Reuters. Partout en Europe, les dirigeants ont appelé à la retenue et à un retour aux négociations, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni appelant à une solution négociée et mettant en garde contre une déstabilisation plus large, comme le rapporte le journal. Le gardien.

Dans ce contexte, le Conseil de l’Europe – surtout connu pour ses travaux sur les droits de l’homme, la démocratie et l’État de droit – se positionne comme une voix institutionnelle affirmant que la crédibilité de l’Europe dépend de comment il décide, non seulement quoi ça dit.

Prochaine étape : soumettre la crise au Comité des Ministres du Conseil

Berset affirme qu’il placera l’escalade au Moyen-Orient à l’ordre du jour du prochaine réunion du Comité des Ministresle principal forum décisionnel du Conseil de l’Europe représentant les États membres. L’objectif, écrit-il, est d’entamer une « réflexion collective » sur la capacité de l’Europe à réagir de manière cohérente « dans un cadre juridique commun ».

Son avertissement est direct : si l’Europe n’organise pas « une sécurité collective plus large au sein d’une structure juridique permanente et contraignante », elle restera réactive – et son environnement de sécurité continuera d’être façonné par d’autres.

Un thème familier pour Berset : défendre les principes de l’Europe sous pression

Le message du secrétaire général s’inscrit dans la ligne plus large qu’il a adoptée depuis son entrée en fonction : la stabilité de l’Europe repose sur des droits et des règles qui doivent être défendus de manière cohérente, en particulier dans les moments de peur et de polarisation. Ces dernières semaines, Berset a également pris des mesures pour renforcer la coordination européenne en matière de protection des minorités religieuses – une question évoquée par le European Times dans couverture de la nomination par le Conseil de l’Europe d’un envoyé chargé de la question de l’intolérance religieuse.

Dans sa déclaration au Moyen-Orient, il étend la même logique aux crises sécuritaires : sans une base juridique durable et une continuité décisionnelle, l’Europe risque de vivre dans un cycle de choc, d’improvisation et de dérive.

« Un test » du rôle de l’Europe dans l’ordre émergent

Berset conclut par un défi plutôt que par une prédiction. Le conflit qui se déroule en Iran, en Israël et dans le Golfe, écrit-il, est « un test pour savoir si l’Europe a l’intention de façonner l’ordre émergent ou simplement d’observer sa fragmentation ».

Pour le Conseil de l’Europe, cette déclaration constitue également une tentative de maintenir le droit au centre de la réponse européenne à la crise, à un moment où l’escalade militaire, les débats sur les sanctions et les ruptures diplomatiques réduisent le temps de décision. La question est maintenant de savoir si les États membres traitent l’appel de Berset comme un avertissement rhétorique ou comme un programme de changement institutionnel.


Source:

europeantimes.news

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