Plusieurs ressortissants belges restent actuellement bloqués aux Émirats arabes unis, principalement à Dubaï et à Abou Dhabi, après l’annulation de l’option de retour qui devait initialement être organisée pour vendredi. Selon les informations communiquées par les autorités belges, le scénario qui avait été envisagé ces derniers jours ne pourra finalement pas être mis en œuvre en raison de contraintes logistiques et sécuritaires dans la région.
Depuis le début de cette situation, les services du ministère belge des Affaires étrangères suivent le dossier via l’ambassade de Belgique à Dubaï. Les équipes consulaires ont pris contact avec les citoyens belges présents dans la région afin d’identifier les personnes concernées et de leur transmettre les informations disponibles sur les possibilités de départ. Le ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a indiqué que les services diplomatiques restaient mobilisés pour assister les ressortissants et coordonner les démarches avec les autorités locales.
Le plan envisagé ces derniers jours reposait sur un scénario indirect. L’idée était d’organiser un déplacement des ressortissants belges vers Oman, en passant par Mascate, afin de leur permettre ensuite de rejoindre l’Europe via des vols disponibles. Ce type de dispositif est régulièrement utilisé dans les situations où un rapatriement direct depuis le pays de départ s’avère difficile. Les autorités cherchent alors à transférer les ressortissants vers un pays considéré comme sûr et disposant de liaisons aériennes plus stables.
Dans ce cas précis, un retour était envisagé pour le vendredi suivant, mais cette option a finalement été abandonnée. Plusieurs facteurs expliquent cette décision. D’une part, la situation dans l’espace aérien de la région du Golfe reste incertaine, avec des ajustements fréquents des routes aériennes et des disponibilités de vols. Plusieurs compagnies ont modifié leurs liaisons ou réduit leurs capacités, ce qui complique l’organisation d’un transport collectif pour un groupe de ressortissants.
D’autre part, les contraintes logistiques liées au transit par Oman ont rendu l’opération plus complexe que prévu. Le déplacement vers Mascate nécessitait une coordination avec les autorités locales, l’organisation de transports pour les voyageurs et la confirmation de places disponibles sur des vols à destination de l’Europe. Ces éléments n’ont pas pu être sécurisés à temps pour permettre une opération vendredi.
Dans ce contexte, la coordination entre les différents services belges se poursuit. Le ministère des Affaires étrangères travaille en liaison avec le ministère de la Défense, dirigé par Theo Francken, afin d’évaluer les moyens disponibles si une assistance logistique devait être envisagée. Toutefois, les opérations de rapatriement reposent le plus souvent sur des solutions commerciales ou sur des coopérations avec d’autres pays européens disposant de capacités de transport dans la région.
Sur place, l’ambassade de Belgique à Dubaï reste le principal point de contact pour les citoyens concernés. Les services consulaires continuent de transmettre des informations sur les vols disponibles et sur les possibilités de départ via d’autres hubs régionaux lorsque cela est possible. Les autorités belges indiquent suivre la situation de manière continue et adapter les solutions en fonction de l’évolution des conditions de sécurité et du fonctionnement du trafic aérien dans la région.
Pour l’instant, l’option d’un retour organisé vendredi est donc exclue. Les ressortissants belges présents aux Émirats arabes unis restent en contact avec les services consulaires, tandis que les autorités poursuivent leurs démarches pour identifier d’autres solutions de retour vers l’Europe dans les prochains jours.



