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Amnesty International dénonce les conséquences de la politique anti-verte de Trump pour le Mozambique et la communauté internationale dans son ensemble – JURISTE

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Amnesty International a averti vendredi que les récentes inondations au Mozambique soulignent l’aggravation des inégalités mondiales en matière de responsabilité climatique, alors que les principaux États émetteurs réduisent la protection de l’environnement et la coopération internationale. L’organisation a déclaré que les communautés du Mozambique sont confrontées à des catastrophes climatiques répétées, avec de fortes pluies déplaçant des milliers de personnes et endommageant les infrastructures dans les régions côtières de basse altitude, où la reprise reste fragile après des événements météorologiques extrêmes passés tels que le cyclone Kenneth.

Bien que le Mozambique continue d’investir dans le pétrole et le gaz, il n’est responsable que de 0,11 % des émissions de gaz à effet de serre, ce qui rend sa contribution historique négligeable par rapport aux pays industrialisés, qui se classent à deux chiffres. Cependant, il fait partie des pays les plus vulnérables aux impacts climatiques.

Cet avertissement intervient dans un contexte de changements importants dans la politique climatique américaine. Le président Donald Trump a récemment qualifié les politiques énergétiques durables de « canular » lors d’un discours prononcé au Forum économique mondial de Davos. Auparavant, le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris était officiellement entré en vigueur pour la deuxième fois. L’administration a également annoncé son intention de se retirer d’autres institutions multilatérales sur le climat, notamment la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Les États-Unis ont refusé de contribuer au budget général de l’ONU, auquel ils sont partie prenante, et doivent actuellement des milliards. En particulier, les États-Unis ont quitté le Fonds des Nations Unies pour répondre aux pertes et dommages, supprimant ainsi des dizaines de millions de dollars de financement pour les pays vulnérables comme le Mozambique.

Au niveau national, l’administration a pris des mesures pour affaiblir la réglementation environnementale, notamment en abrogeant les règles sur les gaz à effet de serre et en annulant les évaluations scientifiques qui sous-tendent la politique climatique fédérale. Les critiques soutiennent que ces mesures compromettent l’accès du public à des données climatiques fiables et affaiblissent les garanties réglementaires. L’administration Trump affirme que les conclusions de 2009 sur la menace, qui mettaient en évidence les effets nocifs des émissions de gaz à effet de serre, constituaient un revers financier pour les contribuables américains, qui doivent désormais payer davantage pour leurs automobiles et risquent de perdre des emplois dans le secteur manufacturier au profit de la Chine.

Le raisonnement de l’administration Trump ci-dessus a été critiqué en octobre 2025. Les États bleus qui ont voté pour Kamala Harris ont vu leurs subventions énergétiques annulées, tandis que les États rouges ont continué à recevoir des subventions énergétiques pour financer des réseaux plus efficaces et atténuer les émissions de gaz à effet de serre.

En juillet 2025, la Cour internationale de Justice a rendu un avis consultatif affirmant que les États ont des obligations contraignantes en vertu du droit international pour prévenir des dommages environnementaux importants. La nation insulaire de Vanuatu, en particulier, a fait circuler un projet de résolution lors de l’Assemblée générale des Nations Unies exhortant les États à aligner leurs politiques nationales sur leurs engagements climatiques et à envisager des mécanismes pour faire face aux pertes et dommages liés au climat. Le projet appelle les gouvernements à renforcer les contributions déterminées au niveau national dans le cadre de Paris et à éliminer progressivement les combustibles fossiles tout en limitant le réchauffement bien en dessous de 1,5°C. Il propose également la création d’un registre international pour documenter les pertes et dommages liés au climat.


Source:

www.jurist.org

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