Entre engagement financier et stabilisation militaire : comment le royaume prend un rôle central dans l’initiative menée par les États-Unis au Moyen-Orient sous la présidence du Comité Qods.
Washington – Le jeudi 19 février 2026, un organisme nouvellement créé, susceptible de changer définitivement la carte politique et économique du Moyen-Orient, s’est réuni à Washington. La réunion inaugurale du « Conseil de paix » a eu lieu sous la direction du président américain Donald Trump. Le Maroc se positionne non seulement comme médiateur diplomatique, mais aussi comme l’un des principaux contributeurs et acteurs stratégiques pour l’avenir de la bande de Gaza.
La réunion constituante à Washington donne le ton de la reconstruction
Le rassemblement dans la capitale américaine marque le début officiel d’une initiative multinationale visant à lancer un « véritable processus de paix », selon l’agence de presse officielle MAP. Outre le vice-président américain JD Vance et le secrétaire d’État Marco Rubio, des représentants de près de 50 pays ont participé à la réunion.
Le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita a représenté la position du roi Mohammed VI. Selon la MAP, Bourita a souligné que le Maroc soutient l’approche pragmatique du plan de paix américain, qui vise à mettre fin aux souffrances dans la bande de Gaza et à créer des infrastructures durables pour l’avenir. Le Maroc assume sa fonction de président du Comité Al-Quds et lie étroitement l’aide humanitaire à la demande de stabilité en Cisjordanie.
Des milliards d’investissements et des membres fondateurs en tant que fondation diplomatique
Un aspect clé du Conseil de la paix est son influence financière. Comme le rapporte Morocco World News, le président Trump a annoncé un programme d’aide totalisant 7 milliards de dollars promis par les États membres pour la reconstruction. Le Maroc appartient au cercle restreint des membres fondateurs. Cette adhésion est soumise à des exigences élevées : chaque pays fondateur s’est engagé à payer une cotisation d’un milliard de dollars américains afin de garantir la marge d’action à long terme de l’organisme.
En plus de ces contributions, le gouvernement américain a promis son propre financement de 10 milliards de dollars. Détail intéressant : la Fédération mondiale de football, la FIFA, apporte également 75 millions de dollars américains, spécifiquement destinés à des projets liés au sport dans la bande de Gaza. Ces engagements massifs en capitaux soulignent l’orientation économique du Conseil, qui vise à assurer la paix par la prospérité économique.
La force internationale de stabilisation devrait garantir le cessez-le-feu et la démilitarisation
Outre le soutien financier, le royaume assumerait apparemment également une responsabilité en matière de politique de sécurité. Selon les informations de Morocco World News, le Maroc rejoindra la Force internationale de stabilisation (FSI). Cette force fait partie de la « Phase 2 » du plan de paix, qui consiste à surveiller le cessez-le-feu et à démilitariser la bande de Gaza.
Les FSI sont censées reprendre les tâches de sécurité précédemment assurées par le Hamas. Alors que des pays comme l’Indonésie se sont déjà engagés à envoyer 1 000 soldats, le Maroc devrait également fournir du personnel pour cette mission de surveillance, aux côtés de pays comme l’Albanie, la Grèce et le Kazakhstan. L’objectif est de créer un environnement dans lequel la reconstruction peut avoir lieu sans risque immédiat de nouvelle escalade.
Contexte politique et défis du manque de représentation
Malgré l’optimisme diplomatique, la situation sur place reste complexe. Alors que le président Trump a annoncé la fin de la guerre à Washington, les observateurs et les rapports de l’ONU indiquent que la réalité dans la bande de Gaza continue d’être caractérisée par des violations sporadiques du cessez-le-feu. Un point critique que Maroc World News souligne également est le manque de représentation palestinienne directe dans ce nouveau conseil de paix.
Le Maroc essaie de jouer un rôle de pont dans ce domaine. À Washington, le ministre des Affaires étrangères Bourita a souligné la nécessité de protéger les biens palestiniens par le biais d’institutions légitimes et de ne pas perdre de vue la solution à deux États comme objectif ultime. Le Royaume utilise ses bonnes relations diplomatiques avec toutes les parties au conflit pour agir en tant que médiateur acceptable. L’exigence de préserver le statut de Jérusalem-Est en tant que capitale d’un futur État palestinien reste une partie intégrante de la politique étrangère marocaine, même dans le nouveau cadre dirigé par les États-Unis.
Source:
maghreb-post.de



