Débat des municipales à Béziers : cinq candidats ont bataillé dans un débat houleux

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À l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, Midi Libre a lancé sa grande tournée des débats. Ce mercredi 11 février, nous étions à Béziers, dans la salle Zinga Zanga. Au programme des échanges entre les cinq candidats, Thierry Antoine (Printemps de Béziers), Julien Gabarron (RN), Thierry Mathieu (sans étiquette), Robert Ménard (soutenu par LR) et David Ocard (LFI), quatre thèmes : le social, la pauvreté ; la sécurité ; l’urbanisme et le développement de la cité ; le sport et la culture.

Très attendu par les Biterrois, si on en juge par la rapidité avec laquelle les 600 places disponibles ont été réservées, le débat organisé par Midi Libre, ce mercredi 11 février, dans la salle Zinga Zanga, dans le cadre des élections municipales des 15 et 22 mars prochains, a tenu toutes ses promesses. Il a été animé par Olivier Marino, directeur de la rédaction de Midi Libre et Mélissa Alcoléa, cheffe de l’agence de Béziers.

Les cinq candidats briguant la mairie, Thierry Antoine pour le Printemps de Béziers, liste d’union de gauche, Julien Gabarron pour le RN, Thierry Mathieu (sans étiquette), Robert Ménard (soutenu par LR) et David Ocard (LFI) ont débattu à couteaux tirés. Il n’a fallu attendre qu’un quart d’heure pour entrer dans le vif du sujet. Pour que soient plantées les premières banderilles.

« Vous n’êtes pas à la télé, vous êtes à Béziers »

Dès l’évocation de la situation de Béziers en matière de pauvreté, Thierry Mathieu soufflait sur une braise que l’on savait latente, la température montait alors d’un cran dans le public. Dans ces joutes verbales, où les chiffres ont souvent été jetés au centre de l’arène, Robert Ménard, habitué du genre quand il s’agit de croiser le fer sur les plateaux, s’est vite montré à l’aise. Majoritairement pointé du doigt par ses adversaires, statut de maire sortant oblige, il a trouvé face à lui beaucoup de répondant.

La phrase « Le petit Robert a perdu ses définitions », lancée par David Ocard, le candidat LFI, ou encore, le « Vous n’êtes pas à la télé, vous êtes à Béziers », adressé au maire sortant par Thierry Mathieu, donnaient le ton mordant de ce combat.

Centre-ville : « On a touché à la carrosserie mais pas au moteur »

Plutôt compliqué et tendu, le débat sur la sécurité a entraîné de vifs échanges, nul ne baissant sa garde et tous n’étant pas d’accord sur les chiffres. L’embellissement du centre-ville a ensuite fait dire, entre autres, à Julien Gabarron qu' »on a touché à la carrosserie, mais pas au moteur ». Sur la gestion des halles, Robert Ménard a rappelé « qu’1,7 million de personnes ont fréquenté le lieu » depuis sont ouverture. Mais le recours et le coût de Biltoki divise. Thierry Mathieu estimant qu’en retirant la gestion à la société basque, « on peut économiser 400 000 € ».

Le sort de l’ASBH a aussi donné lieu à des échanges animés, dans une salle toujours plus chaude. La majorité des candidats étaient d’accord sur le fait de ne pas se contenter de « sauver le club avec de l’argent public », comme l’a dit Thierry Mathieu ou encore que la ville « n’a pas la surface économique pour faire vivre le club en top 14 », selon Thierry Antoine. Quant à la situation actuelle de l’ASBH, Robert Ménard a précisé : « Je ne suis pas satisfait de la gestion du club mais nous n’avons pas d’alternative. »

Développer la culture et des festivals dans Béziers a été sur toutes les lèvres. Et David Ocard a affiché une position tranchante « contre la poursuite de la corrida ».

Les questions du public ont achevé de jeter de l’huile sur le feu entre les candidats qui ont pu, ensuite, pendant deux minutes, présenter les grandes lignes de leur profession de foi pour convaincre une assemblée explosive.


Source:

www.midilibre.fr

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