À l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, Midi Libre a lancé sa grande tournée des débats, ce mardi 3 février à Mauguio, au théâtre Bassaget. Au programme des échanges entre les six candidats, quatre thèmes : l’urbanisme, la sécurité, les mobilités et le projet pour Carnon.
Deux heures pour échanger, projet contre projet. Telle était, ce mardi soir au théâtre Bassaget de Mauguio, la proposition faite par Midi Libre aux six candidats, pour un débat d’avant premier tour. Le maire sortant Yvon Bourrel ayant en effet annoncé qu’il renonçait à se représenter, idem pour sa première adjointe, la succession est très ouverte.
Six candidats
Parmi les six candidats en lice, cinq siègent déjà au conseil : c’est le cas bien sûr de « l’héritier » Laurent Pradeille, actuel adjoint d’Yvon Bourrel, mais aussi de Patricia Moullin-Traffort, colistière du maire avant sa rupture du printemps dernier. Elle rejoignait alors l’opposition où siègent déjà Daniel Bourguet (DVG), Pierre-Martin Chazot (DVD) et Gilles Parmentier (RN). Seule Cécile Barral se présente pour la première fois devant les électeurs.

Pour Mauguio, et pour Carnon, chacun a pu dire ses priorités. Questionnés sur l’urbanisme et l’urticant dossier de la Font de Mauguio, ce vaste programme immobilier dont il reste à sortir la quatrième tranche, les candidats ont des prudences de chat. Qu’est-il encore possible de « réorienter » ? De développer ? Peut-on être farouchement contre au risque de dénigrer ceux qui y vivent ? C’est en sous-texte la question de l’avenir de la ville de près de 17 000 habitants qui se pose. Comment conserver à Mauguio son « esprit village », son patrimoine, dont ses traditions (tous sont pour le maintien de novilladas), tout en demeurant une ville attractive et où le logement est accessible.

Venir à Mauguio ou à Carnon, en sortir, bref la question des mobilités a presque mis les six sur la même route. L’extension du tramway est regardée avec méfiance, tandis que l’inaccessibilité cyclable du pôle d’échanges multimodal de Baillargues est déplorée par tous. On tape sur la Métropole qui bloquerait le dossier. Il faut se parler, tout le monde en convient, comme il faut parler aux Carnonnais. Ou mieux encore, les écouter. Le poids électoral de ces citoyens du bord de mer n’est négligé par aucun. Ce mardi soir, chacun des six en lice a tenté de toucher les cœurs.
« Que proposez-vous pour la jeunesse ? », la question de Michel aux candidats
Assis dans le public, Michel est un jeune retraité du monde de la banque qui habite à Mauguio depuis trente ans. Il interroge les candidats sur la question de la jeunesse : « Quelles initiatives peuvent être prises pour impliquer davantage les jeunes et qu’ils n’aillent pas vers la métropole ? » Laurent Pradeille est le premier à prendre la parole. « Il faut mettre en place des politiques de prévention, être au contact de la jeunesse et mettre des médiateurs face à eux », introduit le candidat, adjoint sortant de l’équipe d’Yvon Bourrel. Il poursuit : « Je suis pour que les étudiants aient la possibilité de circuler, notamment grâce aux bus. »
Pierre-Martin Chazot enchaîne : « Il faut continuer d’avancer sur la question du décrochage scolaire. J’aimerais avancer sur l’accompagnement des parents qui sont face à des jeunes adultes et des adolescents. » C’est ensuite Cécile Barral qui s’exprime : « Les petits Melgoriens doivent, dès leur plus jeune âge, être engagés dans la vie de la commune. On pourrait par exemple leur proposer un stage sur l’éducation à l’image, l’esprit critique, les réseaux sociaux. De la même manière, il peut y avoir un passeport du civisme. Pour les jeunes en recherche d’emploi, il peut y avoir une aide pour développer le réseau. » Gilles Parmentier, quant à lui, évoque la possibilité « d’impliquer les jeunes dans la vie de la cité, notamment avec le Conseil municipal des jeunes. Mais aussi les impliquer dans nos traditions, notamment l’agriculture et leur apprendre les bons gestes. »
Patricia Moullin-Traffort affirme « qu’il est essentiel de mettre en place un Conseil municipal des jeunes », avant de constater : « Nous avons une population vieillissante. Un lien intergénérationnel pourrait être renforcé avec des journées sportives par exemple. » Enfin, Daniel Bourguet propose « la mise en place d’un pass activités, une aide financière pour les jeunes. La modernisation d’infrastructures doit également être faite. » Il élargit ensuite : « il faudrait aussi proposer une politique dans la musique et dans le théâtre. »







