À près de 50 ans, Frédéric1 ne s’en sort plus. « Avant, j’avais l’impression d’appartenir aux classes moyennes, mais ces derniers mois, je réalise que je suis en train de basculer dans la pauvreté », explique ce musicien, auteur-compositeur mais aussi comédien, qui roule sa bosse comme intermittent du spectacle depuis une trentaine d’années.
En cause, la difficulté à répondre aux sollicitations professionnelles à horaires atypiques avec une petite d’un an et demi, mais surtout, la raréfaction de l’offre d’emploi dans le secteur. « C’est la Job apocalypse, résume-t-il. Les perspectives de chômage explosent. » Dans ces conditions, impossible de décrocher le Graal : ces 507 heures de travail sur douze mois qui permettent aux salariés de la culture d’accéder puis de conserver leurs droits au chômage comme intermittents.
Des milliers d’inquiets
Frédéric n’est pas un cas unique. Alors que la « grande famille du cinéma » célèbre, ce 26 février, la 51e édition de la cérémonie des Césars à l’Olympia, désormais propriété du groupe Bolloré, l’inquiétude grandit parmi le gros tiers des quelque 300 000 intermittents de France qui parviennent à toucher des indemnités chômage. « En tant qu’intermittent, on est habitué à l’incertitude. Mais, depuis quatre ans, c’est plus difficile et 2025 a été pire. En avril, ça…
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