Cinq minutes d’audition, et déjà des aveux. Ce jeudi, Fernand Le Rachinel a été le premier des onze prévenus (auxquels il faut ajouter le Rassemblement national, personne morale) à être interrogé par la cour d’appel de Paris, au troisième jour du procès des assistants parlementaires FN/RN.
L’ancien eurodéputé du parti d’extrême droite (de 1994 à 1999, puis de 2004 à 2009, période comprise dans la prévention) avance vers la barre avec l’air de celui qui se demande ce qu’il fait là. « Je n’ai jamais commis d’infraction de ma vie. Je n’ai jamais commis ce qui m’est reproché », explique-t-il, penaud. Deux affirmations qui, dès la première question de la cour, se transforment en mensonges.
La présidente de la cour d’appel, Michèle Agi, cherche à savoir si ses deux assistants parlementaires, recrutés en 2004, travaillaient bien pour lui, dans le cadre de son travail parlementaire, comme l’exigent les contrats qui…



