Par Isaac Hammouch
Le premier ministre du Canada, Mark Carney, est arrivé à Doha, au Qatar, dans le cadre d’une visite officielle à forte portée économique et stratégique. Ce déplacement intervient dans un contexte international marqué par des incertitudes croissantes dans les relations économiques avec les États Unis, poussant Ottawa à diversifier ses partenariats et à renforcer ses liens avec des acteurs clés du Golfe.
Annoncée dans un communiqué publié le 8 janvier, cette visite vise en priorité à attirer de nouveaux investissements qataris au Canada et à consolider la coopération bilatérale entre les deux pays. Le chef du gouvernement canadien entend profiter de cette séquence diplomatique pour positionner le Canada comme une destination stable et attractive pour les capitaux étrangers, à l’heure où les équilibres économiques nord américains connaissent des tensions et des recompositions.
Durant son séjour, Mark Carney doit s’entretenir avec l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al Thani, afin de renforcer la relation politique et économique entre Ottawa et Doha. Les discussions devraient porter sur l’approfondissement des échanges commerciaux, la coopération stratégique et les perspectives d’investissements à long terme dans des secteurs jugés prioritaires par les deux parties.
Dans une publication diffusée sur le réseau social X au moment de son arrivée à Doha, le premier ministre canadien a souligné le potentiel considérable de ce rapprochement. Il a affirmé qu’il existait de nombreuses occasions d’accroître les échanges commerciaux et les investissements entre le Canada et le Qatar, insistant sur la volonté de son gouvernement de les saisir pleinement dans l’intérêt de l’économie canadienne.
Au delà de la dimension institutionnelle, Mark Carney doit également rencontrer des chefs d’entreprise et des investisseurs qataris. Ces échanges visent à promouvoir le commerce bilatéral, à faciliter l’accès des exportateurs canadiens au marché du Qatar et à encourager des flux d’investissements vers le Canada. Les discussions devraient notamment porter sur des secteurs stratégiques tels que l’intelligence artificielle, les infrastructures, l’énergie et les technologies de pointe, considérés comme des leviers majeurs de croissance et de souveraineté économique.
Cette visite s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large de diversification des partenariats internationaux du Canada, cherchant à réduire sa dépendance à certains marchés traditionnels tout en renforçant sa présence économique dans des régions à fort potentiel. Pour Ottawa, le Qatar apparaît comme un partenaire incontournable au Moyen Orient, disposant de capacités financières importantes et d’une volonté affirmée de s’investir dans des projets structurants à l’échelle internationale.







