« Mario Draghi joue un rôle clé dans le renforcement de l’économie européenne, et son rapport Draghi 2024 décrit les plans nécessaires pour garantir la compétitivité, la croissance et la stabilité dans l’Union européenne », peut-on lire.
Le rapport Draghi, qui appelle à un « changement radical » dans le processus décisionnel de l’UE, envoie un message clair : l’Europe ne peut plus compter uniquement sur la gestion des crises. « Ce nouveau monde n’est pas tendre avec nous », avait prévenu Draghi l’année dernière. « Cela n’attend pas de lents rituels collectifs. »
Le comité du prix a exhorté les gouvernements de l’UE et la Commission à mettre en œuvre « immédiatement » les recommandations de Draghi, présentant le rapport comme un plan de survie plutôt que comme un autre livre blanc de Bruxelles.
Le Prix Charlemagne récompense des personnes ou des institutions qui ont apporté une contribution exceptionnelle à l’unité, à la paix et à l’intégration européennes. Parmi les récents lauréats figurent le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy et le peuple ukrainien, le grand rabbin Pinchas Goldschmidt et les communautés juives d’Europe, ainsi que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
Draghi était un candidat inévitable depuis qu’il s’est engagé à faire « tout ce qu’il faudra » en tant que président de la BCE au plus fort de la crise de la dette souveraine en 2012. Cet engagement est souvent crédité d’avoir assuré la survie de la monnaie unique.
Un an après avoir quitté son poste de président de la BCE en 2019, Draghi, 78 ans, a été engagé par le président Sergio Mattarella pour former un « gouvernement d’unité nationale » après l’effondrement du gouvernement italien dirigé par Giuseppe Conte. Son succès en dirigeant l’Italie à travers la crise du Covid-19 et en organisant un rebond économique a été si frappant que The Economist a nommé l’Italie son « Pays de l’année 2021 », en reconnaissant le leadership de Draghi.





