En cette fin janvier, les syndicats font face à une double lame de fond. D’un côté, deux propositions de loi (PPL), l’une visant à autoriser le travail le 1er-Mai pour 1,5 million de salariés et l’autre à restreindre le droit de grève dans les transports, étaient déposées dans la niche des députés LR le 22 janvier, avec le soutien de l’extrême droite et des macronistes. Faute de temps, ces textes adoptés par le Sénat n’ont pu être débattus par l’Assemblée nationale.
De l’autre côté, la sortie d’un livre explosif, Sauver la démocratie sociale (Calmann-Lévy), dont les propositions visent à priver les syndicats de leur rôle de contre-pouvoir. Ses trois auteurs, l’économiste Gibert Cette, le sociologue Guy Groux et l’éditeur Richard Robert, ancien responsable de la revue Cadres CFDT, entendent notamment interdire aux centrales le droit d’appeler à des mobilisations nationales contre une réforme durant les débats parlementaires.
L’interdiction du droit de grève contre une réforme
« Que les syndicats donnent leur avis sur une réforme, comme celle des retraites, bien sûr. Mais qu’ils appellent à des arrêts de travail alors que celle-ci est discutée par des élus de la nation, cela me semble anormal,…




