Loubna Azghoud prend la tête du groupe MR

La désignation de Loubna Azghoud comme cheffe...

Israël prêt à agir seul contre l’Iran: Un avertissement explicite adressé aux États Unis

Des responsables sécuritaires israéliens ont récemment averti...
Annonce publicitairespot_imgspot_img

Les projets LIFE transforment les déchets et la pollution en nouvelles opportunités commerciales

.NETWORKeuropeinfo-europeLes projets LIFE transforment les déchets et la pollution en nouvelles opportunités commerciales

La bioéconomie couvre les activités qui apportent des solutions durables utilisant les ressources biologiques pour générer de la valeur ajoutée. Dans l’UE, elle génère actuellement jusqu’à 2 700 milliards d’euros et emploie 17,1 millions de personnes, mais une grande partie de son potentiel reste inexploitée. La Commission européenne estime que la bioéconomie de l’UE pourrait croître de 18 % par an – avec le soutien adéquat.

La stratégie bioéconomique de l’UE récemment publiée vise à être le catalyseur qui permettra de réaliser cette croissance potentielle en permettant l’innovation nécessaire aux marchés nouveaux et existants – qui nécessitent tous des matériaux et des solutions technologiques testés et d’origine biologique.

Plusieurs projets financés par LIFE mettent déjà ces objectifs en pratique, en convertissant la biomasse sous-utilisée et les sous-produits industriels en matériaux, énergie et services de valeur.

Un exemple est le projet GR4SS, qui cible une biomasse souvent négligée : l’herbe coupée au bord des routes. Au lieu d’être jetées, ces coupures sont collectées et introduites dans des digesteurs anaérobies pour produire du biométhane vert, des fibres de digestat et des matériaux de substitution du sol. Le projet néerlandais a montré que cette biomasse inutilisée peut devenir une alternative lucrative aux combustibles fossiles tout en générant de nouvelles sources de revenus dans les zones rurales. Aux Pays-Bas seulement, le déploiement de dix digesteurs GR4SS pourrait produire 25 milliards de litres de gaz vert et réduire les émissions de dioxyde de carbone de 125 800 tonnes.

De la même manière, ZEBRA‑LIFE en Espagne, est en train de transformer un autre sous-produit industriel négligé en une activité verte potentielle. En extrayant des composés bio-aromatiques de la « liqueur noire », un sous-produit des pâtes et papiers habituellement brûlé pour la récupération d’énergie, le projet produit des antioxydants renouvelables et des additifs pour filtres UV. Les produits résultants peuvent égaler ou dépasser les performances des additifs synthétiques conventionnels, ce qui en fait une alternative durable pour plusieurs secteurs, notamment les cosmétiques, le caoutchouc, les carburants, les lubrifiants et les polymères – démontrant comment les déchets industriels peuvent alimenter des chaînes de valeur circulaires.

Ailleurs en Europe, MySOIL illustre une autre manière dont la bioéconomie crée de la valeur en restaurant les environnements dégradés. En France, en Italie et en Espagne, le projet LIFE utilise la bioremédiation fongique pour assainir les sols contaminés par des hydrocarbures pétroliers totaux (TPH), un large groupe de polluants dérivés du pétrole provenant des carburants et des activités industrielles, et peut éliminer jusqu’à 90 % des TPH pour rendre les terres à nouveau utilisables. Dans toute l’Europe, on estime 2,5 millions de sites peuvent être affectés par une contamination par TPH – ce qui représente une vaste zone avec une valeur environnementale, économique ou sociale limitée. Cependant, MySOIL démontre qu’il existe une solution biologique et rentable, plutôt que de s’appuyer sur des méthodes d’assainissement conventionnelles et énergivores, telles que la désorption thermique ou l’incinération.

Ensemble, ZEBRA-LIFE, GR4SS et MySOIL montrent comment l’innovation biosourcée peut transformer des ressources négligées et des terres dégradées en opportunités commerciales viables. Leurs données réelles sur les performances, les coûts et l’impact environnemental renforcent également les arguments en faveur de la mise à l’échelle de ces solutions, aidant ainsi la bioéconomie européenne à poursuivre sa croissance.

Ces projets sont pleinement alignés sur les objectifs du Green Deal européen, de la stratégie européenne sur les produits chimiques pour la durabilité, de la directive sur les énergies renouvelables et de la stratégie européenne sur les sols à l’horizon 2030.

Source link

Découvrez nos autres contenus

Articles les plus populaires