L’ancien président français Nicolas Sarkozy a quitté la prison de la Santé, à Paris, lundi 10 novembre 2025, après un peu plus de trois semaines d’incarcération. Sa libération a été décidée par la cour d’appel de Paris, qui a accepté sa demande de remise en liberté sous conditions, dans le cadre de l’affaire du financement libyen présumé de sa campagne présidentielle de 2007.
Condamné en première instance à cinq ans de prison, dont deux avec sursis, pour corruption, association de malfaiteurs et financement illégal de campagne, Nicolas Sarkozy reste sous le coup d’une procédure judiciaire en appel. Sa libération ne signifie donc pas la fin de l’affaire. Les juges ont estimé que les garanties de représentation étaient suffisantes pour mettre fin à son incarcération, tout en imposant un contrôle judiciaire strict.
Selon les termes fixés par la décision de la cour, Nicolas Sarkozy a interdiction de quitter le territoire français sans autorisation, de rencontrer ou communiquer avec plusieurs co-prévenus et témoins du dossier, ainsi qu’avec certains membres du ministère de la Justice. Il devra également répondre régulièrement aux convocations de la justice et informer les autorités de tout déplacement.
L’ancien chef de l’État avait été écroué le 17 octobre 2025 après la confirmation, par la cour d’appel, de sa condamnation dans le dossier du financement libyen. Ses avocats avaient immédiatement déposé un recours pour obtenir sa libération en attendant le jugement sur le fond de l’appel.
Nicolas Sarkozy est rentré à son domicile parisien après sa sortie de prison. Dans une brève déclaration transmise par son avocat, il a affirmé qu’il continuerait à se défendre « avec détermination » et qu’il faisait confiance à la justice pour « établir la vérité ».
L’affaire du financement libyen, ouverte en 2013, repose sur des soupçons de versements en espèces provenant du régime de Mouammar Kadhafi pour financer la campagne présidentielle de 2007. Plusieurs anciens collaborateurs et intermédiaires présumés ont été mis en examen dans le cadre de cette procédure.
La date du procès en appel n’a pas encore été fixée. D’ici là, Nicolas Sarkozy reste sous contrôle judiciaire et demeure présumé innocent tant que la condamnation n’a pas été confirmée définitivement.






