Bruxelles – 21 juin 2025
Un souffle d’optimisme traverse le Liban. Pour la première fois depuis des décennies, Beyrouth semble émerger de l’obscurité prolongée dans laquelle l’avaient plongée la crise économique, l’instabilité politique et les stigmates des conflits. Sous l’impulsion de l’homme d’affaires Michel El Murr et avec le soutien affirmé du président libanais Joseph Aoun, la Place des Martyrs et la Place de l’Étoile (Nejmeh) viennent d’être entièrement réhabilitées et illuminées, dans une initiative emblématique baptisée « Beyrouth, Pulse of Life ».
Cette renaissance urbaine n’est pas qu’une opération esthétique. Elle marque un tournant historique et psychologique pour les habitants d’une capitale longtemps meurtrie. Là où régnait l’abandon, la lumière revient. Là où le silence et l’amertume dominaient, la vie reprend. La foule réunie lors de cette soirée de réouverture a témoigné d’un enthousiasme que le pays n’avait plus connu depuis bien longtemps.
Un geste symbolique, un message universel
Michel El Murr, figure médiatique et entrepreneur engagé, est au cœur de cette métamorphose. Propriétaire du groupe MTV Liban et éditeur du journal Nidaa Al Watan, il incarne une nouvelle génération d’acteurs économiques qui ne se contentent pas de constater les dégâts : ils agissent. Sa vision est claire : « Beyrouth est la plus belle chose du Liban », a-t-il déclaré avec émotion. Et c’est par la beauté et la mémoire que l’on soigne les blessures les plus profondes.
Aux côtés de la Première dame Nehmat Aoun, le président Joseph Aoun a salué cette initiative comme « un acte de foi dans la capacité du pays à se régénérer par la culture, la lumière et la volonté populaire ». Qualifiant Beyrouth de « pouls de la vie », il a évoqué la place des Martyrs comme un témoin des heures glorieuses du Liban, mais aussi de sa résilience inaltérable.
Le Liban, pays du possible ?
Dans un Moyen-Orient plus fracturé que jamais, le Liban renverse momentanément le cours des choses. Alors que nombre de ses voisins s’enfoncent dans l’incertitude, Beyrouth renoue avec son rôle de phare régional, de carrefour de civilisations et d’espoir. La réhabilitation de ses lieux emblématiques ne résout pas les crises profondes du pays, mais elle ravive une étincelle : celle de croire encore en une transformation.
Le message envoyé depuis Beyrouth dépasse les frontières du Liban. Il dit que, malgré tout, les villes peuvent se relever, les sociétés peuvent se réconcilier avec elles-mêmes, et la mémoire peut redevenir une force d’avenir.
Un phœnix méditerranéen
Au fond, ce que Michel El Murr, Joseph Aoun et des milliers de citoyens libanais ont accompli en une soirée, c’est une leçon : rallumer la lumière dans une ville, c’est aussi rallumer la dignité d’un peuple. Et dans cette lumière, peut-être, l’Europe et le monde reconnaîtront un Liban fidèle à son histoire : celui qui, tel un phœnix, renaît toujours de ses cendres.
Source: www.entrevue.fr




