Chaque année, le 1er avril est marqué par des blagues et des canulars, souvent orchestrés par les médias, les marques ou les internautes. Pourtant, cette tradition séculaire du « poisson d’avril » est aujourd’hui mise à mal par la montée des fake news et la méfiance croissante envers l’information.
Une tradition historique
Le « poisson d’avril » trouve ses origines dans le changement de calendrier instauré en France au XVIe siècle. Avant l’édit de Roussillon de 1564, le nouvel an était célébré autour du 1er avril. Lorsque la date fut déplacée au 1er janvier, certains continuèrent à offrir des cadeaux à cette période, qui se transformèrent peu à peu en faux présents et en blagues. Dans d’autres pays, comme l’Angleterre, cette journée est associée à des traditions carnavalesques ou satiriques.
L’impact des fake news sur la tradition
À l’ère numérique, les poissons d’avril peuvent être facilement confondus avec de véritables fausses informations. Les réseaux sociaux amplifient ce phénomène : une blague publiée le 1er avril peut circuler hors contexte pendant des mois, semant la confusion. Voilà pourquoi donc vous ne trouverez pas de blague sur notre site info ce mardi.
Les exemples historiques montrent que les blagues médiatiques étaient autrefois bien accueillies : en 1995, la RTBF réalisait même une version complète du son célèbre jeux scolaires « Génies en Herbes » avec 200 participants mis dans le secret pour piéger les deux présentateurs de l’époque. Aujourd’hui, de telles initiatives risqueraient d’être mal interprétées ou prises au sérieux.