Une journée de grève nationale interprofessionnelle aura lieu ce 31 mars 2025. Plusieurs actions pourraient avoir lieu dans des zones d’activités économiques, avec notamment la mise en place de piquets de grèves. Ces perturbations pourraient s’élargir aux service publics et mettre ceux-ci à l’arrêt.
La FGTB (Fédération belge du Travail de Belgique) et la CSC (Confédération des syndicats chrétiens) sont à l’initiative de cette journée nationale de grève. À l’image des précédentes journées de manifestation nationale organisées à la mi-janvier et à la mi-février – qui avaient mis à l’arrêt de nombreuses entreprises et secteurs -, son impact pourrait être important sur le fonctionnement du pays.
À l’initiative de la FGTB et de la CSC
Par cette nouvelle mobilisation, la FGTB conteste les mesures de la coalition Arizona (N-VA, MR, CD&V, Les Engagés, Vooruit), dont elle qualifie l’accord gouvernemental de « déclaration de guerre » contre l’ensemble du monde du travail. Le syndicat socialiste expliquait alors que cette grève ferait partie « d’un marathon de résistance« , prévu durant toute la législature. Lors de la dernière manifestation, le syndicat dénonçait encore les « mesures de régression sociale du gouvernement De Wever« .
La CSC a indiqué de son côté qu’elle se joint au mouvement car de nombreux travailleurs sont en colère face aux mesures de l’accord de gouvernement de la coalition Arizona. « Il y a un manque de respect de manière globale. Il faut envoyer un signal clair« , commentait à l’époque un porte-parole.
Du côté des libéraux, la CGSLB (Centrale générale des syndicats libéraux de Belgique) a réaffirmé jeudi, dans une lettre ouverte, sa décision de ne pas participer à la grève générale du 31 mars. Le syndicat libéral appelle néanmoins le gouvernement fédéral et les organisations patronales à moderniser la concertation sociale. Pour la CGSLB, ce choix ne marque en aucun cas une rupture dans le front syndical.
Selon Gert Truyens, président du syndicat libéral, la majorité des militants s’est exprimée contre la grève. « Nous sommes convaincus que les solutions seront mises en œuvre à la table des négociations. Notre priorité est de renforcer la concertation et de veiller à ce que la voix des travailleurs soit entendue« , a-t-il précisé dans la lettre ouverte.
Le président du syndicat a toutefois reconnu que des actions ciblées dans certaines entreprises, « où la situation est la plus grave« , pourraient être soutenues, « notamment dans les secteurs de la sécurité et du nettoyage. » Le syndicat libéral réclame des avancées dans les discussions avec les employeurs et le gouvernement. « La concertation sociale ne doit pas s’enliser dans un modèle dépassé, où les revendications servent de monnaie d’échange et où les décisions structurelles sont sans cesse reportées« .
Les transports en commun perturbés
De nombreuses perturbations devraient toucher l’ensemble des opérateurs de transports en commun du pays (SNCB, TEC, Stib et De Lijn).
Du côté de la SNCB
Du côté du rail, la CGSP cheminots et la CSC/ACV-Transcom ont annoncé participer à la grève générale des services publics. Rappelons que les syndicats prévoient dix-huit jours de grève au total dans les cinq mois à venir.
La SNCB n’a pour l’instant pas communiqué sur la disponibilité de ses trains. L’entreprise ferroviaire devrait pouvoir être en mesure de déterminer son offre de train au plus tard 72 heures avant la grève, une fois qu’elle aura connaissance de la mobilisation de son personnel.
L’horaire alternatif pourra être consulté sur le planificateur de voyages en ligne de la SNCB, via le site web ou l’application. La SNCB devrait par ailleurs assurer un service d’assistance aux personnes à mobilité réduite pendant la durée de la grève, sur base du service de train alternatif.
En matière de trafic ferroviaire international, les voyageurs sont invités à consulter le site web de SNCB International.
Du côté des TEC
Des perturbations sont à craindre sur le réseau TEC. La société wallonne indique qu’elle « sera en mesure d’informer les voyageurs des parcours supprimés dès les premières heures du lundi 31 mars, sous réserve des informations qui lui parviendront. »
Le TEC invite les voyageurs à se tenir au courant de perturbations sur son application mobile ou sur son site internet.
Du côté de la Stib
La Stib, la société bruxelloise de transports en bus, métros et trams, s’attend, elle aussi, à de fortes perturbations sur son réseau.
Elle invite ses voyageurs à se tenir informés via son site internet, son application mobile, les écrans de temps d’attente aux arrêts et en stations ainsi que les réseaux sociaux et WhatsApp.